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Une "avancée" pour les sourds: Sophie Cluzel appelle à généraliser les masques transparents

Deux modèles de masques transparents viennent d’être homologués mais leur prix reste encore trop élevé. Sophie Cluzel appelle à les généraliser et à faire baisser leur coût.

Ils protègent du Covid-19 et facilitent la communication: les masques transparents sont "une avancée" pour les sourds et malentendants. Contrairement au masque classique, le modèle avec fenêtre transparente permet de voir l'expression du visage et de lire sur les lèvres.

"L'intérêt majeur est bien-sûr pour les personnes qui font de la lecture labiale car cela leur permet de maintenir la communication. Au-delà de ça, il y a un intérêt énorme pour toutes les personnes qui ont besoin de lire l'expression du visage, notamment des personnes qui ont des difficultés de compréhension et pour lesquelles la bouche et le sourire sont très importants", détaille à l’AFP Sophie Cluzel, secrétaire d'État française chargée des personnes handicapées.

Entre 10 et 15 euros

Mais des prix encore élevés freinent leur "démocratisation" en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Actuellement, un masque transparent coûte entre 10 et 15 euros, alors en France, le gouvernement réfléchit à des dispositifs d'aide et des commandes publiques pour faire baisser ce prix. Selon la ministre, "la promotion des masques transparents permettra de démultiplier la production et de faire baisser les coûts de fabrication et donc les prix".

Le gouvernement vient d’homologuer deux types de masques transparents, avec comme mot d'ordre, la "protection". Le premier, appelé "masque inclusif", a été créé par Anissa Mekrabech, une Française de 31 ans atteinte de surdité qui a noué un partenariat avec l'Association des Paralysés de France pour le développer et le commercialiser le "masque inclusif". Ils ont déjà reçu 20.000 commandes. Il a été rejoint par un deuxième modèle, le "masque sourire" d'Odiora, une société de Lyon.

Deux modèles homologués, d'autres à venir

"Ils ont démarré leur production, il faut que ça monte en cadence, il faut que les commandes arrivent pour qu'on puisse en effet le généraliser", commente Sophie Cluzel sur France info.

Deux autres devraient être homologués prochainement, selon le gouvernement français. "Plus on aura de masques à disposition, plus on arrivera à faire baisser le prix, pour qu'ils soient accessibles pour tous", insiste la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées. Sophie Cluzel assure également travailler "avec le service des commandes publiques, pour pouvoir essayer de passer des commandes pour servir le plus possible les agents d'accueil".

Ambre Lepoivre avec AFP Journaliste BFMTV