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Pour combattre le coronavirus, Macron appelle à ne pas céder au "repli nationaliste"

Durant son allocution consacré à la propagation du Covid-19, le chef de l'État a tenu à rappeler que celui-ci ne saurait être retenu par aucune frontière.

Il a profité de son allocution pour dénoncer, implicitement, ceux qui appellent à fermer les frontières françaises pour atténuer la propagation du coronavirus. Emmanuel Macron a appelé ce jeudi à "éviter le repli nationaliste" face au Covid-19, qui "n'a pas de frontières". Il a assuré que les fermetures de frontières "quand elles seront pertinentes" seraient décidées "à l'échelle européenne".

Un propos qui indique donc que la France ne se dirige pas, du moins pour l'heure, vers une solution à l'italienne. Critiquant la "division" dans la réponse face à la propagation de ce virus, il a affirmé lors de sa déclaration télévisée qu'il allait prochainement échanger avec le président américain Donald Trump. Ce dernier a annoncé la suspension pour trente jours de tous les voyages depuis l'Europe vers les États-Unis. La mesure, qui doit entrer en vigueur vendredi, épargne le Royaume-Uni.

Une "déclaration insensée" selon Marine Le Pen

Quelques minutes après, Marine Le Pen a souligné qu'il s'agissait là d'une "déclaration insensée" selon elle. 

"Macron a le plus grand mal à se défaire de son idéologie antinationale. Il ne cesse d’évoquer la nation, mais ne supporte pas qu’on puisse maîtriser des frontières. C’est pourtant la première des choses à faire dans cette épidémie", a réagi la présidente du Rassemblement nationale. 

Et la députée du Pas-de-Calais de poursuivre en rappelant que "nous sommes confrontés à des pays qui sont très durement touchés par l'épidémie".

"Pour le freiner, ce que propose Macron, c'est de continuer à ouvrir les frontières. Les Français ne peuvent aller en Italie qui s’est auto-confinée mais ou les Italiens peuvent venir en France, ça n’a pas de sens", estime Marine Le Pen.
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Emmanuel Macron

Jules Pecnard avec AFP