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Novavax: la Haute Autorité de Santé autorise un cinquième vaccin contre le Covid

La Haute Autorité de Santé a rendu publique ce vendredi sa décision en date du 6 janvier intégrant le vaccin Nuvaxovid, produit de la société Novavax, à la lutte contre le Covid-19. Il est donc le cinquième vaccin autorisé en France.

La décision date d'une séance tenue le 6 janvier dernier mais la Haute Autorité de Santé l'a officialisée ce vendredi auprès du public via un communiqué dévoilé à 15h30. Celle-ci autorise l'utilisation du Nuvaxovid, produit par le laboratoire Novavax, comme vaccin contre le Covid-19.

Il est donc le cinquième vaccin autorisé en France afin d elutter contre le virus, après Pfizer / BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen.

La HAS permet l'emploi du vaccin Janssen en deuxième dose

La Haute Autorité de Santé a également planché sur ce dernier vaccin, fruit du travail de Johnson & Johnson, étendant la possibilité de se voir administrer cette piqûre - jusqu'ici unique - en deuxième dose ou en dose de rappel, en tout cas en ce qui concerne la population âgée de 55 ans et plus.

"La HAS considère que le vaccin du laboratoire Janssen constitue une option vaccinale, en primovaccination ou en rappel, pour les personnes de 55 ans et plus qui ne souhaitent pas recevoir de vaccin à ARNm ou qui en auraient un accès limité, et pour les personnes qui ont présenté un évènement indésirable grave avec les vaccins Cominarty ou Spikevax, notamment de type choc anaphylactique", peut-on ainsi lire.

Deux doses de Janssen devront toutefois être espacées de deux mois.

Nuvaxovid, efficace à près de 100% contre les cas sévères

Le Nuvaxovid, pour sa part, pourra être injecté une seconde fois après avoir observé un temps de latence de trois semaines. La Haute Autorité de Santé a décrit plus longuement la nature et l'action du produit de Novavax. "Il s’agit d’un vaccin à protéine recombinante qui utilise la protéine Spike du SARS-CoV-2 (qui permet au virus de pénétrer les cellules, NDLR) associée à un adjuvant", est-il d'abord écrit:

"Ces deux composants vont favoriser la réponse immunitaire des lymphocytes B et T contre la protéine Spike, et stimuler la production d’anticorps neutralisants. Cette technologie a fait la preuve de son efficacité et de sa sécurité dans la production d’autres vaccins utilisés de longue date".

La solution Novavax pourra être prescrite aux patients âgés de 18 ans et plus - par voie intramusuclaire - en primovaccination, ou en deuxième dose. Si l'autorité sanitaire précise que l'efficacité du Nuvaxovid contre les variants Omicron et Delta "restent à confirmer", elle souligne son efficience devant les cas symptomatiques et les formes graves du virus. Pour ce qui est des cas symptomatiques, Nuvaxovid apparaît efficace à près de 90% et approche même les 100% en ce qui concerne les formes sévères.

La préférence de la HAS va toujours aux vaccins à ARN Messager

Les premières observations ont attesté que les effets indésirables éventuellement entraînés par la solution élaborée par Novavax étaient de "gravité légère à modérée" et qu'ils duraient peu. Ces maux, qui touchent davantage les moins de 65 ans que leurs aînés, sont les suivants: sensibilité (dans 69 % des situations observées) et douleur (58 %) au site d’injection, fatigue (47 %), maux de tête (43 %) et malaises (37 %).

Cette double autorisation, qui agrandit de deux alternatives l'arsenal vaccinal anti-Covid, ne remet toutefois pas en cause la préférence de la Haute Autorité de Santé pour les vaccins à ARN Messager, en primo-vaccination, comme en rappel. Ceux-ci "sont très efficaces, leur immunogénicité (la réponse immunitaire contre le virus) est meilleure que les vaccins à adénovirus en rappel et le recul sur leur utilisation est significatif", affirme ainsi la HAS.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV