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Marchés de Noël, Saint-Nicolas: ces événements annulés à cause du coronavirus

Marché de Noël à Strasbourg.

Marché de Noël à Strasbourg. - PATRICK HERTZOG

Les annonces d'annulation de festivités du fait de la diffusion du coronavirus se succèdent ces derniers jours, notamment dans l'Est de la France où les célébrations urbaines de fin d'année sont une tradition. Ce vendredi, Nancy a ainsi officialisé qu'il n'y aurait ni marché de Noël ni village de la Saint-Nicolas cette année.

Depuis l'hôpital de Pontoise, Emmanuel Macron l'a rappelé ce vendredi soir: il faudra sans doute s'accomoder de la présence du virus en France au moins jusqu'à l'été et les mesures prises pour limiter sa progression dans la population ne seront pas abaissées d'ici la fin de l'année. Ce tableau sanitaire pour le moins sombre a des conséquences très concrètes: certains rendez-vous annuels ou festivités sont d'ores et déjà annulés.

Pas de village de la Saint-Nicolas à Nancy

Ce vendredi, Nancy a ainsi officialisé qu'il n'y aurait pas de village de la Saint-Nicolas en 2020, composé par les commerçants locaux, tandis qu'on avait déjà renoncé précédemment au défilé dédié au saint-patron. Dans son communiqué, l'hôtel de ville ne s'interdit pas, en revanche, d'envisager quelques animations:

"Les Fêtes de Saint-Nicolas, chères au cœur des Nancéiens et de tous les Lorrains, vivront cette année à Nancy du 20 novembre au 3 janvier, à travers une programmation de rue adaptée au contexte sanitaire, avec des commandes artistiques renforcées et la présence de compagnies".

La messe est dite, aussi, pour le marché de Noël qui attendra décembre 2021 à Nancy. Les annulations pleuvent d'ailleurs du côté de ces marchés. Jeudi, la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, a douché tous les espoirs entourant le marché de Noël de sa ville, le plus populaire du pays.

Ce même jeudi, Arnaud Robinet, maire de Reims, a affiché la même résolution. "Les conditions drastiques imposées par l’Etat et l’évolution rapide de la situation sanitaire ne permettent pas la tenue du marché de Noël. Ainsi, il était interdit toute activité autour de l’alimentation, de boissons. Il fallait respecter le 4m2 par visiteur… C’était impossible", a expliqué l'élu à L'Union, évoquant une "décision prise la mort dans l'âme", mais "devenue inévitable".

Le carnaval de Dunkerque et la Salon de l'Agriculture annulés

Mais ces suppressions en cascade excèdent largement la fin de l'année. Mardi, la commune de Dunkerque déclarait qu'elle ferait l'impasse sur son fameux carnaval, qui devait étaler ses manifestations de janvier à avril, en raison de l'impossibilité de faire respecter les gestes-barrière au sein de cet événement suscitant des foules très denses.

À Paris, le Salon de l'Agriculture, qui devait se tenir entre le 27 février et le 7 mars 2021, n'ouvrira finalement pas ses portes avant le millésime 2022. Il y a un an, il avait d'ailleurs été écourté par la première vague du Covid-19.

Le doute autour de la Fête des Lumières

Enfin, si la menace plane au-dessus de la Fête des Lumières lyonnaise, elle échappe pour le moment à un report aux calendes grecques. En effet, après que jeudi soir, plusieurs médias se sont fait l'écho d'une annulation, le maire de la ville, Grégory Doucet, a contredit ces bruits sur Twitter vendredi:

"La Fête des Lumières est, à cette heure, maintenue. Nous travaillons actuellement en coordination avec le préfet du Rhône afin d’étudier les différents scénarios possibles. Je prendrai ma décision à la mi-novembre, en fonction de l’évolution de la crise sanitaire."
Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV