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INFOGRAPHIE - Le nouveau calendrier 2018 des vaccins

Vaccination infantile. (illustration)

Vaccination infantile. (illustration) - iStock - SelectStock

Grand chambardement chez les médecins et particulièrement les pédiatres qui devront appliquer la réforme de la vaccination obligatoire. Selon un nouveau calendrier.

Avec l'entrée en vigueur dès le 1er janvier 2018 de 8 nouveaux vaccins obligatoires portant le total à 11, une révolution s'annonce chez les pédiatres. Tous les parents d'enfants nés à partir de cette date devront réaliser ces 11 vaccins. Et de même, les enfants de moins de 2 ans.

>> Ci-dessous, par âges, le calendrier de vaccination

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Pour les trois vaccins déjà obligatoires, il faut garder à l'esprit qu'ils doivent être renouvelés tous les 10 ans, à partir de 65 ans. De même, le vaccin de la grippe se fait, mutation des virus oblige, tous les ans.

Vers des vaccinations rétroactives?

En ce qui concerne respectivement l'hépatite B et le méningocoque C, un rattrapage des vaccins peut être envisagé jusqu'aux âges de 15 et 24 ans.

Si les enfants de moins de 2 ans devront en passer par les 11 vaccins, quid de ceux nés un peu avant? Pour l'instant la question reste en suspens.

Le ministère a fait savoir que ces vaccinations n'entraîneront pas de coût supplémentaire pour les familles. Mais si à l'heure actuelle, tous les vaccins obligatoires sont remboursés à 100%, les autres sont pris en charge par les complémentaires. Pour ceux, qui n'ont pas de mutuelles, des centres de vaccination gratuite restent accessibles.

Forte amende et prison pour les réfractaires

Que se passe-t-il si les parents refusent? La ministre de la Santé Agnès Buzyn expliquait jeudi: "Mon objectif n'est pas de sanctionner." Il n'empêche, les sanctions sont assez fortes puisque les parents récalcitrants risquent jusqu'à six mois de prison et 3.750 euros d'amende.

Quant à la clause d'exemption un temps évoquée par la ministre, elle ne semble plus d'actualité.

Fallait-il en passer par une obligation? Si la décision est tranchée, le débat reste ouvert. Martine Ferguson-André, présidente de l'association, Autisme Vaccinations dont le fils serait selon elle devenu autiste après avoir été vacciné - une question scientifiquement très controversé - , soutient sur BFMTV que la mesure risque de "transformer" des hésitants en fervents opposants". Elle souligne que dans les pays du nord de l'Europe, comme en Suède, "87% des enfants sont vaccinés", sans qu'il y ait besoin de recours à la coercition. L'association a expliqué cet été vouloir intenter plusieurs actions en justice contre des laboratoires pharmaceutiques.

L'année dernière, en Europe, la rougeole a fait 35 morts. L'OMS avait alors tiré la sonnette d'alarme sur la vaccination.

David Namias