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Élevage mis en cause en Vendée: L214 maintient sa plainte

Un élevage de poules à Chauché en Vendée.

Un élevage de poules à Chauché en Vendée. - Capture d'écran Youtube / L214

L'association de défense des animaux L214 maintient sa plainte contre un élevage de poules en Vendée, en dépit des résultats de contrôles des services de l'État.

L'association L214, qui milite contre la maltraitance animale et la consommation de viande, a épinglé mardi 30 mai dans une vidéo un élevage de poules en batterie situé en Vendée. Le jour même, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a effectué un contrôle, qui n'a révélé aucune non-conformité. Un résultat qui confirme celui de leur dernière inspection, réalisée le 17 mai dernier. 

Mais L214 souhaite néanmoins maintenir sa plainte pour "maltraitance et non-respect de la réglementation", a indiqué à l'AFP Brigitte Gothière, co-fondatrice de l'association. 

140 poules qui meurent par jour 

Elle a notamment évoqué la "non-conformité des aires de picotage et de grattage" des poules: "on ne sait pas quelles sont leurs conclusions par rapport à ça", a poursuivi Brigitte Gothière. 

Les autorités "ne contestent pas les images finalement, mais ils disent: 'sur les images qu'on voit, on a des animaux qui sont en bon état, conformes à la réglementation'. Quelque part, ils sont en train de valider le fait que quand on est dans un élevage de poules pondeuses, on a des graves problèmes structurels", a-t-elle estimé. "Pour eux, 140 poules qui meurent chaque semaine sur une population de 100.000, c'est un taux de mortalité normal", a-t-elle ajouté.

"Un taux de mortalité normal"

La préfecture a indiqué, dans un communiqué diffusé vendredi, que le vétérinaire avait confirmé lors de son inspection "la présence d'une pathologie, la colibacillose, maladie qui a pour conséquence un affaiblissement des volailles et une mortalité plus importante que la normale, mais sans danger pour la santé humaine".

Toujours d'après la préfecture, "les soins et le suivi sanitaire assurés par l'éleveur et son vétérinaire ont permis de maîtriser la maladie et de ramener la mortalité à un taux normal, qui s'établit à 140 morts maximum par semaine pour une population de 100.000 poules".

"La DDPP passe au moment où il n'y a pas de poules mortes dans les cages", ajoute Brigitte Gothière, pour qui il "était clair à la sortie des images qu'il allait y avoir un contrôle qui allait être fait". 

Dans cette vidéo, que l'association avoir tournée en mai, L214 dénonçait les conditions d'élevage des poules dans cette entreprise familiale qui emploie 150 salariés. Dans un communiqué accompagnant la vidéo, l'association dénonçait "des animaux dans un état déplorable et des conditions sanitaires exécrables".

M.P, avec AFP