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Le coronavirus est capable d'envahir le cerveau, selon une étude

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(photo d'illustration) - Hector RETAMAL © 2019 AFP

Un nouveau Conseil de défense est prévu ce vendredi, et devrait acter de nouvelles mesures pour faire face à la résurgence de l'épidémie en France.

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Les auditions liées à la gestion ministérielle de la crise ont débuté

La Cour de justice de la République (CJR) a commencé cette semaine ses auditions dans le cadre de l'information judiciaire sur la gestion ministérielle de la crise du Covid-19 visant Edouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. La première audition, celle d'un expert, a eu lieu lundi, selon une source judiciaire.

Mercredi, Philippe Naccache, Ludovic Toro et Emmanuel Sarrazin, trois médecins représentant le collectif C19 qui ont porté plainte contre l'ex-Premier ministre Edouard Philippe et son ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, ont été entendus par trois magistrats pendant quatre heures. N'ayant pas eu le temps de répondre à toutes les questions, ils ont été reconvoqués pour le 1er octobre, selon les plaignants.

Trois autres plaignants, un assesseur lors des élections municipales et deux enfants d'une victime décédée du Covid-19, doivent encore être entendus ce vendredi. Le syndicat Vigi-Police et un homme qui a contracté la maladie sont convoqués pour leur part mardi.

Au total, 90 plaintes contre des ministres ont été adressées à la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l'exercice de leur fonction.

Vaccin russe: la revue The Lancet demande des éclaircissements

The Lancet a annoncé, jeudi, avoir demandé des éclaircissements aux développeurs du vaccin russe après des doutes émis sur la vraisemblance de leurs résultats publiés par cette prestigieuse revue médicale.

Cette étude indiquait que le candidat-vaccin russe déclenchait une réponse immunitaire et n'entraînait pas d'effets indésirables graves.

Mais dans une lettre ouverte datée du 7 septembre, une trentaine de chercheurs essentiellement européens s'interrogent sur la vraisemblance des données de l'article publié le 4 septembre par The Lancet, signé par Denis Logounov et ses collègues.

Des accusations rejetées par l'auteur principal de l'étude incriminée, le chercheur russe Denis Logounov. Selon lui, The Lancet avait eu accès "à toutes les données recueillies au cours des recherches scientifiques".

Le coronavirus est capable d'envahir le cerveau, selon une étude

Les maux de tête, la confusion et les délires expérimentés par certains malades du Covid-19 pourraient être le résultat d'une invasion directe du cerveau par le coronavirus, selon une étude publiée mercredi.

Selon l'étude, dirigée par Akiko Iwasaki, immunologue de l'université de Yale, le virus est capable de se dupliquer à l'intérieur du cerveau, et sa présence prive d'oxygène les cellules du cerveau avoisinantes. La fréquence de cette situation n'est pas encore claire.

S. Andrew Josephson, chef du département de neurologie à l'Université de Californie à San Francisco, a loué les techniques utilisées dans l'étude, disant que "comprendre s'il y a ou non une implication virale directe dans le cerveau est extrêmement important".

Il a toutefois ajouté qu'il resterait prudent jusqu'à ce que les recherches fassent l'objet d'une évaluation par des pairs. Il ne serait pas entièrement choquant que le Sars-CoV-2 soit capable de pénétrer la barrière hémato-encéphalique, une structure qui entoure les vaisseaux sanguins du cerveau et essaie de bloquer les substances étrangères.

Deux syndicats enseignants réclament des masques chirurgicaux

Deux syndicats enseignants, le Snuipp-FSU et le Sgen-CFDT, ont réclamé ce jeudi au ministère de l'Education des dotations en masques chirurgicaux, et non pas en tissu, pour "protéger efficacement élèves et personnels" en plein rebond épidémique.

"Le ministère fournit des masques en tissu or selon l'aveu même des autorités de santé, ce masque n'est efficace que lorsqu'il est porté par toutes les personnes en contact", écrit le Snuipp-FSU, premier syndicat enseignant dans un communiqué.

"A l'école primaire, le masque est porté uniquement par les personnels, ce qui ne permet pas de protéger les personnels et les élèves de la propagation du virus", poursuit le syndicat.

Le ministère de l'Education a fourni en début d'année des masques lavables aux personnels enseignants, dans des proportions variables selon les académies.

Vaccin russe: la revue The Lancet demande des éclaircissements

The Lancet a annoncé ce jeudi avoir demandé des éclaircissements aux développeurs du vaccin russe après des doutes émis sur la vraisemblance de leurs résultats publiés par cette prestigieuse revue médicale.

L'auteur principal de l'étude incriminée, le chercheur russe Denis Logounov, cité par l'agence de presse publique RIA Novosti, a rejeté les accusations et souligné que The Lancet avait eu accès "à toutes les données recueillies au cours des recherches scientifiques".

A quoi ressemble la rentrée dans l'enseignement supérieur?

Alors que les 2,7 millions d'étudiants et étudiantes ont repris ou sont sur le point de reprendre les cours, du côté des établissements, il a fallu innover, distanciation et pandémie de Covid-19 obligent. Pour nombre d'entre eux, une formule hybride s'est imposée. Le détail dans notre article.

AstraZeneca juge un vaccin possible cette année malgré la pause dans les essais

Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a jugé jeudi encore possible d'avoir un vaccin contre le Covid-19 disponible d'ici la fin de l'année, malgré la pause dans les essais de son projet mené avec l'université d'Oxford.

"Nous pourrions encore avoir un vaccin d'ici la fin de l'année, début d'année prochaine", a déclaré le directeur général du groupe Pascal Soriot, lors d'une conférence en ligne organisée par le groupe de médias Tortoise et selon des propos confirmés par un porte-parole d'AstraZeneca.

Hors caméra, Macron appelle à ne "pas dramatiser le Conseil de défense de demain"

À l'issue de sa conférence de presse en Corse, Emmanuel Macron a appelé, hors caméra, à ne "pas dramatiser le Conseil de défense de demain", à l'issue duquel de nouvelles mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19 devraient être annoncées. "Il ne faut pas penser que les décisions de demain, ce sera le grand soir", a expliqué le chef de l'État.

Hôpital: deux fois plus de promotions pour les soignants en 2020 et 2021

Comme prévu par le "Ségur de la santé" organisé après le début de la crise sanitaire, deux fois plus de personnels soignants, médico-techniques et de rééducation des hôpitaux publics pourront bénéficier d'une promotion en 2020 et 2021, selon un arrêté paru ce jeudi au Journal officiel.

Cette mesure avait été actée "dans l'attente" de la "révision" des grilles salariales prévue l'an prochain, selon l'accord conclu en juillet entre le ministère et les syndicats signataires (FO, CFDT, Unsa).

Macron appelle les Français "à leur part de responsabilité"

En conclusion de sa prise de parole, Emmanuel Macron a appelé Français "à leur part de responsabilité". "Parce que nous sommes tous et toutes les dépositaires de cette lutte contre le virus par notre discipline à respecter les gestes barrières, mais aussi dans notre discipline dans le cadre familial", a explicité le président. "On s'aperçoit qu'il y a bcp de contaminations en privé."

Macron : "Nous ne sommes (pas) dans le gouvernement des scientifiques"

Emmanuel Macron a également évoqué le poids du Conseil scientifique dans la prise de décisions liées à la crise sanitaire. "Ce Conseil est une liberté, qui est celle de l'expertise scientifique, je pense qu'il faut ramener chaque chose dans son cadre", a-t-il expliqué.

"Nous avons à lutter contre un virus. Il est normal d'être éclairé par la science", a-t-il poursuivi. "Il est normal d'ailleurs de reconnaître qu'il n'y a pas toujours eu de consensus scientifique, sur la réalité du virus, sur ses caractéristiques. Nous devons prendre des décisions avec cette incertitude, avec ces controverses scientifiques."

"Il y a un conseil qui est là, qui donne un avis scientifique, et après il y a des décisions politiques, avec des gens qui sont démocratiquement élus et qui prennent des décisions pour l'avenir du pays", sans prendre uniquement la question sanitaire en compte, a conclu le président. "Nous ne sommes ni dans le gouvernement des scientifiques, ni dans le Gouvernement de l'à peu près."

Macron promet des "déclinées territorialement", mais "sans céder à quelque panique que ce soit"

A la veille du Conseil de défense, Emmanuel Macron promet des décisions "pour donner de la visibilité sur les prochaines semaines". Ces décisions seront "déclinées territorialement", mais "sans céder à quelque panique que ce soit".

"Ce que nous devons faire c'est nous adapter à l'évolution du virus, essayer de ralentir sa circulation avec les gestes barrières, l'origanisation de la vie sociale qu'on doit adapter", a expliqué le président de la République. "Nous devons le faire en permettant de continuer à vivre: éduquer nos enfants, s’occuper des autres patients et pathologies, avoir une vie économique et sociale."

Un collectif de médecins réclame le masque dès l'école primaire

Le collectif de professionnels de santé Stop-Postillons, qui milite pour le masque dans l'espace public depuis mars, demande qu'il soit porté par les enfants dès 6 ans, à l'école primaire et non dès le collège, pour "colmater la brèche" de l'épidémie de Covid-19.

"Si les parents se protègent par leurs masques au travail, mais que les enfants se transmettent le virus à l'école, la contamination se fait de foyer en foyer par cette brèche", fait valoir le collectif, jeudi dans un communiqué.

En France, le masque est obligatoire à l'école pour les enfants à partir du collège (où on entre à l'âge de 11 ans). En maternelle, seuls les adultes le portent.

L'activité sur les groupes Facebook anti-masques a explosé ces dernières semaines

Pour comprendre la dynamique du phénomène “anti-masques” sur Facebook, BFMTV a étudié 17 des groupes les plus populaires, entre le 1er juillet et le 1er septembre 2020. À cette première date, l’échantillon sélectionné cumulait moins de 9700 membres sur le réseau social. Deux mois plus tard, ils en comptaient plus de 71.000.

Nombre de membres des principaux groupes anti-masques sur Facebook
Nombre de membres des principaux groupes anti-masques sur Facebook © Crowdtangle

Et leurs membres sont de plus en plus actifs et visibles sur le réseau social. Au 1er septembre, ce sont plus de 110.000 interactions qui ont été recensées, de la part des participants mais aussi des utilisateurs ayant vu apparaître les publications issues de ces groupes sur leur fil d’actualité.

Nombre d'interactions au sein des principaux groupes anti-masques sur Facebook
Nombre d'interactions au sein des principaux groupes anti-masques sur Facebook © CrowdTangle

Les personnes âgées et les jeunes adultes, "deux populations en ligne de mire"

Pour le Conseil scientifique, "deux populations sont sur notre ligne de mire": les personnes de plus de 60 ans qui sont "la cible de ce virus" avec les populations fragiles, et les 20-40 ans. "Il est souhaitable que les personnes âgées n'aillent pas dans un certain nombre de rencontres", a estimé Jean-François Delfraissy sur RTL ce matin.

Concernant les 20-40 ans, c'est une population qui "a pris la décision de continuer à vivre", "a décidé de ne pas pas avoir de mesures de distanciation physique très importantes, à tort", et "a pris la décision de se tester", a-t-il constaté.

"Elle a pris sa propre régulation qui n'était pas celle qui était envisagée au départ", a poursuivi Jean-François Delfraissy, pour qui "il y a probablement un certain nombre de messages à passer" à son égard.

32 établissements scolaires et 524 classes fermés

Invité de BFMTV-RMC, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a fait un point sur les conséquences de l'épidémie de Covid-19 à l'école. À l'heure actuelle, 32 établissements sont fermés, "soit 0,05%" du total, a-t-il annoncé. S'y ajoutent 524 classes.

Le Conseil scientifique n'a pas évoqué de "mesures plus contraignantes" en Paca

Le président de la région Paca, Renaud Muselier, l'a déjà dit: pour lui, c'est tout simplement "inconcevable" qu'un nouveau reconfinement local soit décidé face à la résurgence du virus. L'élu a notamment tancé l'attitude du président du Conseil scientifique.

L'instance n'a pourtant pas "évoqué de mesures plus contriangnates, ni pour Paca ni pour une autre région", a assuré Lila Bouadma, réanimatrice à l'hôpital Bichat et membre du Conseil scientifique, sur BFMTV ce matin.

"Mais bien sûr notre travail, c'est de réflechir à ce qui pourra être fait si la situation se dégrade encore", a-t-elle poursuivi. "Et dans la région Paca, elle est quand même assez inquiétante."

Élisabeth Borne sur le chômage partiel de longue durée: le dispositif maintenu "jusqu'à l'été prochain"

Jusqu'à quand le dispositif de chômage partiel sera-t-il en place? "On va maintenir le niveau de prise en charge sans limite de temps", a d'abord affirmé la ministre du Travail Élisabeth Borne sur BFM Business ce matin, avant de préciser que le dispositif d'activité partielle de longue durée à 84% du salaire net sera maintenu "jusqu'à l'été prochain".

Le président de Bordeaux Métropole évoque un "risque fort" de reconfinement en Gironde

Pour le président de Bordeaux Métropole, un reconfinement local en Gironde est bien "une possibilité". "Si les gens laissent aller, considèrent que mettre le masque est une option et bien alors oui il y aura un reconfinement partiel", a expliqué Alain Anziani sur BFMTV. "C'est un risque fort, un risque qui dépend de notre responsabilité.

L'élu, également maire de Mérignac, lance "un appel à tous les gens": "Revenez à l'essentiel, l'essentiel c'est de ne pas vous mettre en danger et de ne pas mettre en danger les autres."

Le président du Conseil scientifique "persuadé qu'il ne faut pas revenir à un confinement"

Que faire face à la résurgence de l'épidémie? Invité de RTL, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a assuré être persuadé qu'il ne faut pas revenir à un confinement". "Les enjeux ne sont pas que sanitaires, ils sont également sociétaux", a-t-il plaidé.

Un reconfinement local en Paca serait "inadmissible" et "inconcevable", selon le président de la région

Va-t-on vers des reconfinements partiels pour endiguer la résurgence du Covid-19? Pour Renaud Muselier, le président LR de la région Paca, c'est tout simplement "inadmissible" et "inconcevable" dans sa région. "(Ça) ne pourra pas être réalisé parce qu'injuste (...) peu compréhensible, inqualifiable et inapplicable", a-t-il affirmé ce matin sur BFMTV.

L'élu dénonce notamment l'attitude de Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique. "Aujourd'hui au lieu d'apaiser il anxiogénise", a-t-il estimé. "Et surtout il stigmatise en nous pointant du doigt comme si nous étions des mauvais élèves."

En Guadeloupe, le CHU est au bord de la "saturation"

Après l'alerte lancée par les hôpitaux de Marseille il y a quelques jours, face à l'arrivée de nouveaux patients en réanimateur, c'est au tour du CHU de Guadeloupe de faire part de ses craintes.

L'établissement, basé à Pointe-à-Pitre, est au bord de la "saturation" face à l'"afflux continu et grandissant de patients" liés au Covid-19, selon son directeur. L'établissement accueillait mardi "50 patients" atteints de Covid-19, contre quatre le 13 août, indique-t-il dans un courrier à l'Agence régionale de santé.

Le 4 septembre, la Guadeloupe comptait officiellement 23 morts liés au Covid-19. Selon le CHU, mardi, 20 patients Covid étaient hospitalisés en réanimation, contre 11 trois jours plus tôt.

"Nous craignons, à terme la saturation de notre système", s'alarme Gérard Cotellon. "La prise en charge des patients 'Covid' se fait désormais au détriment de celle des patients non Covid", souligne-t-il, appelant à davantage de "solidarité des établissements partenaires".

De nouvelles restrictions dans les Alpes-Maritimes

Sans attendre le Conseil de défense de ce vendredi, le préfect des Alpes-Maritimes a annoncé de nouvelles restrictions ce mercredi soir. A été décidée la limitation des horaires d'ouverture des débits de boissons et des restaurants du département, qui devront fermer à 23 heures dans les communes de moins de 2000 habitants et à 1 heure du matin dans les autres municipalités.

Des "décisions difficiles" bientôt annoncées par le gouvernement?

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à l'épidémie de coronavirus. Nous sommes à la veille d'un nouveau Conseil de défense, au cours duquel l'exécutif pourrait prendre des "décisions difficiles" pour faire face à la résurgence du Covid-19 dans l'Hexagone. C'est en tout cas ce qu'estime le Conseil scientifique, dont un nouvel avis a été rendu public ce mercredi.

"La France se situe à un niveau maintenant qui est inquiétant", a estimé le président de cette instance, Jean-François Delfraisssy. Selon lui, certaines modélisations mathématiques "montrent qu'on pourrait, dans certaines régions de France et en particulier en Paca, se trouver en situation difficile dans l'offre de soins en termes de lits de réanimation dans les semaines qui viennent".

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