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Détection du Covid-19 par des chiens: des résultats "prometteurs"

Une étude menée entre mars et avril sur 335 personnes confirme que le virus est détectable à l'odeur, y compris chez les personnes asymptomatiques.

Le chien n'est pas seulement le meilleur ami de l'homme. Il peut aussi veiller sur sa santé et détecter des maladies virales comme le Covid-19. C'est ce à quoi conclut une étude menée -notamment- par l'Agence régionale de Santé d'Île-de-France, l'AP-HP et l'École nationale vétérinaire d'Alfort, située dans le Val-de-Marne.

Entre le 16 mars et le 9 avril, 335 personnes ont fait l'objet d'un test PCR et d'un prélèvement d'échantillon de sueur sous l'aisselle. 109 ont été diagnostiquées positives par le laboratoire. 97% d'entre elles l'ont également été par les neuf chiens mobilisés pour l'expérience, qui ont reconnu l'odeur du virus. Des résultats jugés "prometteurs".

Cette étude à grande échelle confirme l'efficacité du dépistage canin, soutenue par Dominique Grandjean, professeur à l'École nationale vétérinaire d'Alfort, depuis plusieurs mois. L'intéressé s'est dit "fier" ce vendredi matin sur BFM Paris.

"On avait confiance en nos chiens"

"On avait confiance en nos chiens (...). Les résultats sont excellents (...). Sur les asymptomatiques, par exemple, on est à 100%", se réjouit Dominique Grandjean, "sachant que l'objectif, c'est quand même justement d'aller dépister les portages de virus chez les gens qui sont asymptomatiques ou très peu symptomatiques."

"Le gouvernement attendait cette démonstration pour prendre ses décisions", se souligne le vétérinaire. Ce dernier se dit favorable à des campagnes de dépistage grandeur nature, que ce soit en aéroport, en zone portuaire ou encore "sur de l'événementiel".

Réduire la durée de formation

Si ce système de test est peu coûteux et offre des résultats immédiats, encore faut-il disposer de chiens capables de détecter le Covid-19. "On est en train de travailler sur les moyens de réduire le temps de formation", a indiqué Dominique Grandjean. Il est aujourd'hui d'une durée de six semaines.

Cette expérience, présentée comme inédite par son ampleur, ouvre de nouvelles perspectives dans la détection des infections. "Si on a fait cette expérimentation sur une maladie virale (...), ça veut dire que dans l'avenir, d'autres maladies virales pourront également être dépistées par le chien".

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions