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Créneaux disponibles: faut-il élargir la vaccination?

Une femme reçoit une dose du vaccin anti-Covid Pfizer/BioNTech dans le centre de vaccination provisoire mis en place dans le parc d'attractions de Disneyland Paris à Coupvray (Seine-et-Marne), le 24 avril 2021

Une femme reçoit une dose du vaccin anti-Covid Pfizer/BioNTech dans le centre de vaccination provisoire mis en place dans le parc d'attractions de Disneyland Paris à Coupvray (Seine-et-Marne), le 24 avril 2021 - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP

De nombreux médecins appellent aujourd'hui à élargir le public visé par la vaccination, afin de combler les créneaux restants et de ne pas être obligé de jeter des doses.

"Un certain nombre de grands centres de vaccination, métropolitains essentiellement, ont des créneaux ouverts". Face à ce constat, réalisé ce mardi par Olivier Véran lors d'une visite de l'ARS Île-de-France, de nombreux médecins appellent aujourd'hui à élargir la vaccination à d'autres catégories de population.

"Un effet boule de neige"

"On va avoir de plus en plus de vaccins à disposition donc le débat sur l'ouverture de la vaccination va se poser. Actuellement on est à 55 ans et plus pour la vaccination avec AstraZeneca, il va falloir très vite baisser cet âge-là, sous réserve que la Haute autorité de santé dise qu'on puisse utiliser l'AstraZeneca aux plus jeunes", a réagi ce mardi Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats de médecine (CSMF), sur notre antenne.

Selon lui, il faut aussi permettre aux cabinets médicaux de pouvoir administrer les sérums de Pfizer et de Moderna.

"Il va falloir créer un effet boule de neige et vacciner des personnes plus jeunes qui vont entraîner les autres. Dans les plus de 70 ans, on a des réticences, même avec du Pfizer", a-t-il estimé.

"Les gens l'attendent"

Le médecin généraliste Patrick Vogt, qui s'était plaint il y a quelques jours d'avoir dû jeter un flacon d'AstraZeneca, a également appelé à "rebooster" et à "élargir la vaccination".

"Aux Etats-Unis ils vaccinent l'ensemble de la population à partir de 18 ans avec le vaccin Johnson. Allons-y, faisons pareil. Les gens l'attendent: les professeurs, les étudiants, les travailleurs les commerciaux, les commerçants...", a-t-il lancé sur BFMTV.

Pour éviter que des médecins soient obligés de jeter des doses de vaccin, Olivier Véran a souligné qu'ils peuvent contacter des publics "peut-être plus jeunes mais ayant des comorbidités, notamment les personnes souffrant d'obésité importante".

Clément Boutin Journaliste BFMTV