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Covid-19: pour le professeur Gilles Pialoux, "peut-être que cette année le père Noël ce sera Skype"

Le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Tenon à Paris présage des fêtes de fin d'année fortement perturbées en raison de la deuxième vague de Covid-19.

Des prédictions peu rassurantes. L'infectiologue Gilles Pialoux, interrogé par BFMTV, craint que la deuxième vague de l'épidémie qui touche la France ne compromette la tenue des fêtes de fin d'année.

"Il faut probablement oublier les vacances de Noël" telles que les Français les connaissent, avance le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Tenon à Paris. "C'est une des possibilités. Oublier mais pour sauver 2021", poursuit Gilles Pialoux.

Celui qui se défend d'être un "oiseau de mauvais augure" redoute que les célébrations habituelles de Noël et du Nouvel An n'intensifient la circulation du virus et ce, alors que le nombre de cas rapportés positifs vient d'atteindre un nouveau record jeudi soir.

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"Ce n'est pas la pire des punitions"

"Je veux dire que peut-être cette année le père Noël ce sera Skype", présage Gilles Pialoux. L'infectiologue estime qu'"il faut faire passer des messages aux Français, et ce n'est pas la pire des punitions".

Un tel scénario représente un moindre mal pour le médecin, qui considère que le pire serait de poursuivre avec cette dynamique de l'épidémie et "de rester avec un service de santé qui a du mal à répondre aux besoins des Français, de tous les Français".

Plus de 4000 patients atteints par le Covid-19 sont désormais en réanimation ou en soins intensifs, un chiffre de l'ordre de ceux enregistrés lors du pic de la première vague en avril dernier.

Mardi dernier, Olivier Véran avait prévenu sur RTL que l'épidémie ne se s'arrêtera pas en décembre et ce, malgré les dernières mesures sanitaires prises pour l'endiguer. Le ministre de la Santé, qui avait affirmé quelques jours plus tôt dans le JDD que Noël aura cette année une saveur particulière, a assuré que cela "restera une fête, quelle que soit la façon de la célébrer".

Hugues Garnier Journaliste BFMTV