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EN DIRECT - Covid-19: 60.486 cas rapportés positifs en 24h en France

Une technicienne en laboratoire travaille sur des prélèvements de tests PCR au plateau technique de Chambray-les-Tours, le 30 octobre 2020

Une technicienne en laboratoire travaille sur des prélèvements de tests PCR au plateau technique de Chambray-les-Tours, le 30 octobre 2020 - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP

Le gouvernement a appelé les Français à surmonter "l'amertume" et "la lassitude" pour garantir la réussite du deuxième confinement afin de tenter de dompter une deuxième vague "brutale".

60.486 cas rapportés positifs en 24h en France

60.486 cas ont été rapportés positifs en 24h en France, rapporte Santé publique France ce vendredi. Par ailleurs, 398 personnes atteintes du Covid-19 sont mortes à l'hôpital en une journée.

En parallèle, Santé publique France a indiqué ce vendredi que les données sur les nouvelles contaminations au Covid-19 étaient incomplètes et sous-estimées depuis plusieurs jours, en raison d'un "incident" informatique, lié à l'"énorme" volume de tests réalisés en ce moment.

Ces chiffres quotidiens, qui affichent aujourd'hui un record, sont donc sans doute sous-estimés.

Premiers transferts de patients du Grand-Est vers l'Allemagne

Plusieurs hôpitaux de la région Grand-Est ont procédé jeudi et vendredi à des transferts vers l'Allemagne de patients atteints du Covid-19 pour "anticiper tout risque de saturation", a appris l'AFP auprès de ces établissements, les premiers transferts vers l'étranger de cette deuxième vague de l'épidémie.

Ces transferts concernent des patients mosellans "en soins critiques": un de l'hôpital Bel Air de Thionville, au moins un patient du Centre hospitalier de Sarreguemines, et un de l'hôpital de Saint-Avold.

Ils sont transférés vers des hôpitaux du Land de Sarre, frontalier avec la France et situé à quelques dizaines de kilomètres de Thionville.

Vers des sanctions pour les entreprises en cas de télétravail non respecté?

La ministre du Travail Elisabeth Borne fait un point sur le télétravail, incitant les entreprises à le mettre en oeuvre au maximum.

"Si certaines entreprises n'ont pas compris, on sera dans notre rôle de contrôler et de mettre des sanctions", a-t-elle averti. "C'est un dispositif indispensable quand on voit le niveau de l'épidémie. Même si les salariés ne le souhaitent pas, il faut le faire", a ajouté la ministre.

Le gouvernement veut miser sur la médecine de ville pour la deuxième vague

Soulager les hôpitaux et notamment les services de réanimation en misant sur la médecine de ville. C'est l'une des mesures que souhaite accompagner le gouvernement pour faire face à la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus et éviter que la situation continue de se dégrader dans les hôpitaux. Les autorités misent sur une meilleure coordination entre hôpitaux et médecins de ville.

Véran juge "trop tôt pour dire si le confinement mis en place est efficace"

En visite dans un Ehpad francilien, Olivier Véran vient d'être interrogé sur l'éventuelle évolution du confinement, alors que le nombre de contaminations reste très élevé en France. "C'est trop tôt pour dire si le confinement mis en place est efficace", a répondu le ministre de la Santé. "Nous aurons la réponse d'ici quelques jours."

"S'il est nécessaire d'adapter l'arsenal (...), nous le ferons", a-t-il poursuivi. "Le président de la République l'a très clairement signalé lorsqu'il a annoncé le confinement. (...) Si ça ne va pas mieux, il faudra peut-être prendre des mesures supplémentaires."

Bercy propose d'autoriser les ventes de sapins en extérieur

À quel point va-t-on pouvoir fêter Noël? Difficile de répondre à cette question: si Olivier Véran a promis que cela "restera une fête, quelle que soit la façon de la célébrer", des soignants sont moins optimistes. C'est le cas par exemple de l'infectiologue Gilles Pialoux qui, sur BFMTV, a estimé que "peut-être que cette année le père Noël ce sera Skype".

Toujours est-il que nous devrions, malgré tout, avoir droit à un sapin. Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, a indiqué ce vendredi avoir proposé au Premier ministre que la vente de sapins de Noël soit autorisée dans certains lieux de distribution en extérieur, alors que les professionnels craignent de ne pas pouvoir écouler leurs arbres avec le reconfinement. Il espère une décision "aujourd'hui ou demain".

En Belgique, la "bulle sociale" est depuis cette semaine limitée à un seul "contact rapproché"

La fameuse "bulle sociale" que la Belgique demande à ses concitoyens de respecter s'est drastiquement réduite ce lundi. Les familles ne peuvent inviter à leur domicile qu'un seul "contact rapproché" à la fois, comme le résumait la RTBF dans cet article.

"Le virus circule énormément dans notre société. Nous devons réaliser que tout contact rapproché peut entraîner une contamination, qui par la suite en permettra d'autres", plaident les autorités sanitaires. "Limitons nos contacts. Ensemble, freinons la propagation du virus."

Pourra-t-on prendre le train à Noël? Djebbari promet "une reprise de l'offre des TGV" après le déconfinement

Les trains seront-ils suffisamment nombreux lors des fêtes de Noël? L'offre de la SNCF a été revue à la baisse après l'entrée en vigueur du nouveau confinement, mais le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari a promis une reprise de trafic dès le prochain déconfinement.

Reste à savoir quand ce dernier aura lieu - avant ou après les fêtes de fin d'année?

"Il est évident que si, après le 15 décembre, le 15 janvier ou à une date définie pour le nouveau déconfinement, ce nouveau déconfinement sera accompagné d’une reprise de l’offre de trafic, d’une reprise de l’offre des TGV", a répondu Jean-Baptiste Djebbari sur France Info ce matin.

Djebbari évoque "100% de l'offre de métro pour environ en moyenne 35% de fréquentation"

Quelle est la situation dans les transports en commun à l'heure du confinement? Invité de France Info ce matin, le ministre en charge de ce dossier, Jean-Baptiste Djebbari, a évoqué mis deux chiffres en parallèle: "Aujourd'hui, vous avez 100% de l'offre de métro pour environ en moyenne 35% de fréquentation", a-t-il expliqué.

"Le sujet du transport, ce sont les heures de pointe", a-t-il poursuivi. "On maintient le maximum d’offre aux heures de pointe, on essaie de lisser les horaires d’arrivée et de départs, on pratique le télétravail."

Blanquer annonce le déploiement de "capacités de tests" dans les écoles

Jean-Michel Blanquer promet davantage de dépistage au sein de l'Éducation nationale. "Nous travaillons avec les autorités de santé pour que justement le domaine de l'Éducation nationale soit plus testé, et c'est ce qui est en train de se passer", a-t-il affirmé ce matin sur RTL.

D'abord "en favorisant la possibilité d'avoir des lieux de tests proches des établissements, où on peut aller facilement". "Et puis tout au long du mois de novembre, on va commencer à déployer des capacités de tests à l'intérieur des établissements, par des personnels de santé, qui peuvent être de l'Éducation nationale ou de l'extérieur", a-t-il annoncé.

Pour éviter une nouvelle vague, la Chine bloque désormais les arrivées de France

La Chine bloque désormais l'arrivée des voyageurs étrangers en provenance de France et d'une dizaine d'autres nations très touchées par le Covid-19, le géant asiatique voulant éviter toute résurgence de l'épidémie sur son sol. L'ambassade de Chine à Paris a souligné que cette interdiction sera réévaluée "en fonction de l'évolution de la situation" épidémique.

"En raison de la pandémie COVID-19, la Chine a décidé de suspendre temporairement l'entrée en Chine de ressortissants étrangers titulaires de visas ou de permis de séjour ( permis de séjour de travail, des affaires personelles et du regroupement familial) en République française encore valables au moment de cette annonce", peut-on lire sur le site de l'ambassade.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a défendu jeudi des décisions "raisonnables et justes" qui "s'inspirent des pratiques en vigueur dans de nombreux pays".

"Peut-être que cette année le père Noël ce sera Skype": le professeur Pialoux appelle à "oublier" les fêtes de fin d'année telles qu'on les connaît

"Oubliez" les vacances de Noël. En tout cas telles que vous avez l'habitude de les connaître. C'est le message de l'infectiologue Gilles Pialoux, pessimiste à l'idée de résorber la deuxième vague de l'épidémie d'ici aux fêtes de fin d'année, qui pourraient selon lui intensifier la circulation du virus.

"Je veux dire que peut-être cette année le père Noël ce sera Skype", présage le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Tenon à Paris, interrogé par BFMTV.

Un tel scénario représente un moindre mal pour le médecin, qui considère que le pire serait de poursuivre avec cette dynamique de l'épidémie et "de rester avec un service de santé qui a du mal à répondre aux besoins des Français, de tous les Français".

Attal évoque "un déni sanitaire d'une grande partie de l'opposition"

Outre sa charge contre Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal étrille également dans Le Figaro les propositions de la droite pour la gestion de cette crise sanitaire.

"En voulant tout rouvrir, jusqu’aux discothèques il y a encore trois semaines, LR invente un 'confinement gruyère' dont on ne verrait plus que les trous", affirme-t-il. "Quand on voit le nombre de Français hospitalisés, c’est de la non-assistance à pays en danger!"

Le porte-parole du gouvernement estime que "LR est dans l’incapacité à proposer une stratégie alternative constructive" et dénonce "un déni sanitaire d’une grande partie de l’opposition".

Attal accuse Mélenchon d'être "une usine à théories du complot" et défend le Conseil de défense

Gabriel Attal charge les opposants de l'exécutif. Dans une interview au Figaro publiée ce vendredi matin, le porte-parole du gouvernement s'en prend notamment à Jean-Luc Mélenchon, qui a critiqué le poids du Conseil de défense dans la gestion sanitaire de l'épidémie, dénonçant les activités d'un "conseil secret".

Interrogé par le journal sur un possible manque de transparence de l'exécutif, Gabriel Attal rétorque que "Jean-Luc Mélenchon est devenu une usine à théories du complot et à fake news".

Le porte-parole du gouvernement défend le Conseil de défense, "une instance qui permet au président de la République de s’appuyer sur de multiples regards pour décider". "In fine les décisions qui ont un impact sur les libertés publiques et la vie des Français, comme les lois d’urgence sanitaire par exemple, sont toutes adoptées en conseil des ministres et discutées par le Parlement", affirme-t-il.

Plus de 58.000 cas rapportés en 24 heures, un nouveau record

La conférence de presse des autorités intervenait alors que plus de 58.000 nouveaux cas ont été rapportés sur les dernières 24 heures, un nouveau record depuis le lancement des tests de dépistage à grande échelle.

La France est "le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de cas" de contaminations par le nouveau coronavirus depuis le début de la pandémie, a expliqué le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

Le gouvernement appelle à se "ressaisir" face à une deuxième vague "brutale"

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'épidémie de coronavirus. Le gouvernement a appelé ce jeudi les Français à surmonter "l'amertume" et "la lassitude" pour garantir la réussite du deuxième confinement, entré en vigueur il y a moins d'une semaine afin de tenter de dompter une deuxième vague "brutale" qui "se propage rapidement".

"Nous devons nous ressaisir et continuer à nous battre", a plaidé le ministre de la Santé Olivier Véran lors de sa désormais traditionnelle conférence de presse hebdomadaire.
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