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Santé

Covid-19: la Haute autorité de santé recommande de réduire à 3 mois le délai pour la dose de rappel

Actuellement, en France, le rappel vaccinal est possible cinq mois après la dernière injection et doit descendre à quatre mois en janvier.

La Haute autorité de santé (HAS) veut accéler le calendrier vaccinal: l'instance recommande ce vendredi de réduire à 3 mois le délai pour accéder à la dose de rappel. En attendant d'examiner cet avis, le ministère de la Santé a indiqué dans la foulée que le délai serait ramené à 4 mois dès maintenant (et non à partir du 3 janvier comme initialement prévu). Jusque là, il était de 5 mois après la précédente injection.

"A l'instar de plusieurs pays, la HAS recommande que l'administration d'une dose de rappel puisse désormais être réalisée à partir de 3 mois après la primovaccination dans la population éligible à ce rappel", écrit la HAS dans son dernier avis publié vendredi.

Des données en faveur de cette décision

Elle justifie cette recommandation par le fait que, selon les dernières études publiées, les vaccins sont efficaces à 80% pendant un à deux mois contre les formes symptomatiques non graves du variant Omicron, mais perdent plus rapidement leur efficacité qu'avec les variants précédents: 34% à 4 mois après une primovaccination avec le vaccin de Pfizer.

Ces mêmes données montrent une remontée de l'efficacité vaccinale à 75% deux semaines après une dose de rappel.

La HAS a également considéré des travaux suggérant que l'administration très rapide d'une dose de rappel à la majorité de la population adulte permettrait de réduire de 15% la mortalité associée au Covid-19 liée au variant Omicron.

Les résultats de deux études confirment "une bonne tolérance" y compris lorsqu'elle est administrée dès 3 mois après la primo-vaccination, souligne la HAS.

S.R. avec AFP