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Covid-19: Hauts-de-France, Île-de-France et PACA, ces régions qui "inquiètent" le gouvernement

Olivier Véran a fait le point sur la situation sanitaire dans le pays ce jeudi soir. Il a indiqué que la circulation du virus et la pression sanitaire étaient particulièrement fortes dans trois régions.

Face à la presse ce jeudi, le ministre de la Santé a marqué son préambule d'une mise en garde: "L’épidémie reste très hétérogène sur le territoire. Alors qu’au niveau national, nous observons une relative stabilité, nous sommes particulièrement préoccupés dans trois régions: les Hauts-de-France, l’Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur."

"L'approche régionalisée n'a jamais été si pertinente"

Le ministre, qui a également souligné la gravité des situations à Mayotte et à la Réunion, s'est appesanti sur ces trois régions, et a loué l'option prise par le gouvernement auquel il appartient:

"L’approche régionalisée de la crise virale, voulue par le président de la République, n’a jamais été si pertinente quand on constate l’importance des écarts conservés entre les territoires. Par exemple, le taux d’incidence est de 44 dans les Pyrénées-Atlantiques pour 100.000 habitants durant une semaine, il est de 472 dans les Alpes-Maritimes, c’est-à-dire un rapport de 1 à 11."

Tandis que le confinement a été prolongé cette semaine pour les prochains week-ends à Nice et dans ses environs, ainsi qu'à Dunkerque, Olivier Véran a rappelé ce jeudi: "23 départements ont été placés progressivement sous surveillance renforcée". Il a relevé que dans ces régions, "la pression sanitaire atteint désormais des niveaux similaires à ceux constatés lorsque nous approchions du pic de la deuxième vague".

La pression sanitaire au plus haut dans ces trois régions

Les données du ministère de la Santé, construites à partir de chiffres arrêtés mercredi, indiquent ainsi que la pression dans les services de réanimation est de 114% dans les Hauts-de-France, 107% en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 92% en Île-de-France.

La pression sanitaire est particulièrement forte dans trois régions
La pression sanitaire est particulièrement forte dans trois régions © Ministère de la Santé

La dynamique de la région parisienne angoisse vivement l'exécutif. "La situation sanitaire en Île-de-France nous préoccupe particulièrement. Le taux d'incidence est de 350 cas pour 100.000 habitants par semaine, et même de plus de 400 dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis. Toutes les 12 minutes, un Francilien est admis dans un lit de réanimation en Île-de-France", a détaillé Olivier Véran.

L'avertissement à l'Île-de-France

La statistique globale des patients franciliens actuellement en réanimation est de 1080 et pourrait parvenir à "1500 à la fin du mois si ça continue comme ça", a-t-il repris. Il a déploré:

"Considérant que la dynamique épidémique dans la région ne baisse pas encore, à ce stade, nous ne savons ni où ni quand se situe ce pic épidémique". "Nous armons au maximum notre système de soins, en renforçant à haut niveau notre dispositif tester-alerter-protéger, en accélérant la vaccination des publics les plus fragiles", a-t-il listé.

Mais il a conclu ce propos par un avertissement: "Et si l’épidémie se poursuit à ce niveau et à ce rythme, et si la pression sanitaire devenait malgré tout trop forte, alors nous prendrions toutes les mesures qui s’imposent pour freiner la circulation du virus et sauver des vies."

Parallèlement, ce jeudi soir, les agences régionales de santé de l'Île-de-France et de Provence-Alpes-Côte d'Azur ont promis une accélération de la vaccination sur leur territoire, avec 18.720 doses de vaccin Pfizer supplémentaires pour la région PACA, et 25.000 doses Pfizer supplémentaires pour l'Île-de-France.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV