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Covid-19: coup de turbo pour la vaccination attendu ce week-end partout en France

Plus de 3,5 millions de Français ont d'ores et déjà reçu une première dose de vaccin depuis le 27 décembre. Le gouvernement ambitionne de porter ce chiffre à 10 millions à la mi-avril.

Plus de deux mois après le lancement de la vaccination en France, et alors que près de 250.000 doses ont été administrées vendredi, un record, le gouvernement a annoncé une nette accélération de la campagne dès ce week-end, notamment dans les régions les plus touchées par l'épidémie.

"Notre volonté est claire: vacciner le plus rapidement possible, en utilisant toutes les doses d'ores et déjà disponibles. Dès ce week-end, des dizaines de milliers de Français pourront y avoir accès de manière accélérée dans les départements les plus touchés par l'épidémie", a ainsi promis jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran.

En région parisienne, 51.000 doses supplémentaires disponibles

Une opération de "vaccination de masse" est ainsi lancée ce week-end à Paris et en Île-de-France, car "le temps presse" dans la course contre la propagation de la pandémie de Covid, a expliqué ce samedi le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

En région parisienne, une centaine de centres de vaccination resteront ouverts ce samedi et dimanche, pour écouler "une allocation exceptionnelle de 51.000 doses de vaccins Pfizer", soit la totalité des doses injectées dans toute la France certains jours, a annoncé l'Agence régionale de santé. À Paris, 11.000 doses sont attendues.

Cet arrivage d'un "très important volume" de vaccins "va permettre à tous les centres qui avaient constitué des listes d'attente de recontacter les personnes concernées pour leur fixer des rendez-vous ce week-end", ont ajouté les autorités sanitaires, qui promettent en outre "de nouveaux créneaux" disponibles en ligne ou par téléphone.

Interrogé vendredi sur BFMTV, le directeur général de l'ARS Île-de-France s'est réjoui de cette accélération "à une allure folle" de la campagne de vaccination dans la région où 12 "nouveaux centres dédiés" ont ouvert à Melun, Noisiel (Seine-et-Marne), Fleury-Mérogis, Palaiseau (Essonne), Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Saint-Mandé (Val-de-Marne), Cergy, Garges-lès-Gonesse, Sannois (Val-d'Oise) et Paris (trois sites).

Des hôpitaux militaires mobilisés

En régions également, les initiatives se multiplient: quatre hôpitaux militaires participeront "à l'effort vaccinal" ce week-end, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly vendredi soir sur Twitter. Il s'agit des hôpitaux d'instruction des Armées Bégin à Saint-Mandé (Val-de-Marne), Legouest à Metz (Moselle), Sainte-Anne à Toulon (Var) et Robert Picqué à Villenave-d'Ornon (Gironde).

A Annecy, en Haute-Savoie, les autorités ont mis en place pour ce week-end un site avec 12 lignes de vaccination visant à injecter une première dose du vaccin AstraZeneca à 1000 personnes prioritaires sans rendez-vous préalable, tandis que dans la métropole lyonnaise, la vaccination va également "monter en puissance" avec la réception de 6000 doses supplémentaires et l'ouverture de sept centres ce week-end.

Dans le Pas-de-Calais, où un confinement le week-end a été décidé par l'exécutif face à une recrudescence de l'épidémie, et dans le Nord, l'ARS des Hauts-de-France a annoncé vendredi l'affectation de 20.000 doses de vaccin ainsi que l'ouverture d'une cinquantaine de centres dans les deux départements ce week-end.

Objectif: 10 millions de premières injections d'ici mi-avril

L'exécutif a rappelé ses objectifs: au moins 10 millions de premières injections d'ici mi-avril, 20 millions d'ici mi-mai et 30 millions d'ici l'été. Concrètement, les autorités sanitaires veulent mettre le turbo grâce aux centaines de milliers de doses du vaccin AstraZeneca restées dans les placards, le produit étant jusqu'ici réservé aux soignants, dont certains l'ont boudé, et aux 50-64 ans atteints de comorbidités.

Avec 40% des soignants vaccinés en Ehpad et 30% sur l'ensemble des soignants et face au risque d'infection à l'hôpital, Olivier Véran les a appelés, dans une lettre envoyée vendredi, à se faire vacciner "rapidement" au nom de la "sécurité collective".

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV