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Coronavirus: la situation est "sous contrôle" dans les hôpitaux de la Loire, assure l'ARS

La Loire est l'un des départements les plus touchés par le coronavirus, avec un taux d'incidence proche de 1000.

Malgré les inquiétudes, l'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a assuré dimanche que la situation dans les hôpitaux de la Loire était "tendue" mais "sous contrôle". La Loire est l'un des départements les plus touchés par le coronavirus, avec un taux d'incidence "proche de 1000".

"La situation est inquiétante, indiscutablement, et très tendue dans les hôpitaux mais nous la maîtrisons. Nous n'en sommes pas à appeler l'armée car nous faisons face", a martelé auprès de l'AFP Jean-Yves Grall, le directeur général de l'Auvergne-Rhône-Alpes.

Selon les données de Santé publique France publiées dimanche, la Loire compte 573 personnes hospitalisées pour le Covid-19, dont 76 en réanimation. L'une de ses communes, Le Chambon-Feugerolles, qui se situe en périphérie de Saint-Etienne, affiche un taux d'incidence de 1400. Son maire s'était expliqué de cette situation particulière auprès de BFMTV.com.

Demande de "moyens sanitaire militaires"

Dans un courrier adressé jeudi à la préfète de la Loire Catherine Séguin, des maires de la vallée du Gier, dans le sud du département, ont demandé à l'État "l'installation de moyens sanitaires militaires pour pallier le manque de personnels soignants" dans la vingtaine de communes de ce territoire.

"Nous demandons à bénéficier d'une aide identique à celle qui a été apportée au printemps dernier à la région de Mulhouse au cœur de la crise: l'installation de moyens sanitaires militaires", écrivaient les 21 maires, réunis au sein du Syndicat intercommunal du Pays du Gier.

"Je comprends l'inquiétude de ces élus, qui réagissent à l'aune de l'augmentation actuelle. Elle est justifiée. Pour autant, le recours à l'armée n'est pas du tout d'actualité aujourd'hui. On n'en est pas là", insiste le directeur général de l'ARS.

Transferts de patients

"Nous avons mis en place une organisation territoriale portée par le CHU de Saint-Étienne en notre nom, pour réunir l'ensemble des établissements privés et publics dans la prise en charge de cette vague", ajoute le Dr Grall.

"L'idée, c'est d'être dans une adaptation permanente pour avoir un coup d'avance et garder de l'air dans chaque établissement", selon lui.

Outre une augmentation des lits de réanimation et une "déprogrammation totale sur l'ensemble de la région des activités non-urgentes", des transferts intra et extra régionaux de patients atteints du Covid ont débuté et seront à nouveau réalisés durant la semaine à venir, notamment vers la région Nouvelle Aquitaine et vers la région Pays de la Loire.

"Nous ne souhaitons pas attendre que le système soit saturé pour nous préoccuper des solutions", assure Jean-Yves Grall. "Nous prendrons d'autres dispositions si cela s'avère nécessaire".
Jules Pecnard avec AFP Journaliste BFMTV