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Coronavirus: des signes de tension dans les hôpitaux d'Île-de-France

Des médecins observent un début de saturation dans certains services en Île-de-France.

La situation se dégrade dans les hôpitaux d'Île-de-France. Alors que le nombre de personnes hospitalisées en raison du coronavirus ne cesse d'augmenter depuis plusieurs semaines, les médecins observent un début de saturation dans certains services. Au total, un peu plus de 1700 personnes sont actuellement hospitalisées dans les établissements franciliens. 269 sont en réanimation, selon les données de Santé Publique France rendues publiques ce lundi.

Encore loin des niveaux observés au pic de l'épidémie, mais Agnès Ricard-Hibon, cheffe de service du Samu du Val-d'Oise, affirme avoir connu des "difficultés pour avoir des places de réanimation pour des patients dans un état grave ce week-end".

"(Ce lundi) après-midi, on a aussi eu des patients Covid suspects pour lesquels il a fallu faire des transferts faute de place", explique-t-elle à BFMTV. Car désormais, contrairement au premier pic, les services accueillent également des patients atteints d'autres pathologies.

Appel à renforcer les équipes du Samu

Également présidente de la Société française de médecine d'urgence, elle appelle à renforcer les équipes du Samu, qui constatent elles-aussi une augmentation significative du nombre d'appels. Ce dimanche, sur les quelque 1600 appels reçus au Samu du Val-d'Oise, 70 concernaient des suspicions Covid-19.

"On remarque une hausse significative du nombre d'entrées dans les services de réanimation", confirme le Antoine Vieillard-Baron, chef du service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Ambroise-Paré de l’AP-HP, mais aussi dans les services de médecine conventionnelle. "Début septembre, nous avions 50 patients. Nous en avons désormais 128."

Samedi, le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France avait alerté d'un risque d'une forte tension dans les services de réanimation d'ici quinze jours ou trois semaines. "Si la progression est "lente", "ce sont des chiffres importants", avait-il estimé craignant de "devoir s'interroger prochainement sur des déprogrammations (d'opérations) ciblées."

Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV