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Coronavirus: des rues et des parcs bondés à Paris malgré les nouvelles interdictions

Dans les parcs, les rues ou les abords du canal Saint-Martin, les Parisiens étaient nombreux profiter du soleil, malgré les nouvelles restrictions gouvernementales pour faire face à l'épidémie de coronavirus.

Des marchés bondés, des joggeurs concentrés et des promeneurs profitant du soleil : même si masques et gants font davantage partie du paysage, la vie à Paris semblait suivre son cours normal dimanche, malgré le coronavirus et les restrictions gouvernementales.

Beaucoup de commerces ouverts

"On vient de voter, alors sur le chemin, on passe au parc avec les enfants car on se dit que le confinement ne va pas tarder. Ce sont nos derniers moments de vraie liberté peut-être", a expliqué à l'AFP un père de deux enfants, près du populaire marché d'Aligre, à proximité de Bastille, où les Parisiens se pressent comme tous les dimanches.

La fermeture des commerces non essentiels, ordonnée samedi soir par le gouvernement, sera sans doute plus visible pendant la semaine, mais la "discipline" à laquelle appellent les autorités pour freiner le virus semble encore un vœu pieux dans la capitale. 

Du cœur de Paris au quartier des Abbesses, en passant par les bords du canal Saint-Martin, les mêmes scènes se répètent : des terrasses pour la plupart fermées, mais des gens agglutinés dans des commerces ou près des étals des marchés, comme indifférents aux consignes martelées par les médecins et les autorités.

Une prise de conscience ?

Chez un fleuriste de la rue Montorgueil, au coeur de Paris, les clients se pressent pour acheter le bouquet du dimanche. Dans cette même artère pavée et très fréquentée, chez les boulangers, bouchers ou fromagers, la distance d'un mètre entre chaque client recommandée par le gouvernement n'est quasiment pas respectée. Celle de fermer les commerces non essentiels ne rencontre, elle non plus, pas un grand succès.

"Moi tant qu'on ne me dit rien, je ne vois pas pourquoi je fermerais. J'attends qu'on vienne me le dire", lâche un cordonnier de la rue Montorgueil, où le caviste a lui aussi ouvert sa boutique.

L'esprit bravache et, selon certains, l'inconscience de certains Parisiens étaient saisissants la veille au soir alors que venait d'être annoncée la fermeture imminente des bars. Rien d'aussi radical dimanche dans Paris, où certains font le lien entre la difficile prise de conscience sur le coronavirus et le maintien des municipales.

"Nous sommes allés voter. Au bureau de vote, il y avait du monde. Donc nous nous sommes dits: 'maintenant que nous sommes dehors, allons faire les courses'", explique Céline. 

B.R. avec AFP