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Avenir des hôpitaux: pourquoi parle-t-on de "Ségur de la santé"

Image d'illustration: le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran

Image d'illustration: le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran - AFP

Après quinze jours de déconfinement et une épidémie de coronavirus qui semble se calmer, le gouvernement lance une grande concertation sur le monde de la santé. Un rendez-vous baptisé "Ségur de la Santé".

Ce lundi s'ouvre le "Ségur de la Santé". Après plusieurs mois de crise, du fait de la propagation du Covid-19, le gouvernement planche sur les conditions de travail et les rémunérations des personnels soignants, et la prise en charge des malades. Un concertation qui devrait aboutir à "un plan massif d'investissement et de revalorisation" pour l'hôpital selon les mots d'Emmanuel Macron.

Appelé "Ségur de la Santé", le nom de ce grand rendez-vous social a de quoi décontenancer, alors que les pouvoirs publics parlent plus fréquemment de "Grenelle", d'"Etats généraux" ou encore de "grand débat". 

Ce rendez-vous tient son nom de l'avenue où se trouve le ministère de la Santé, aujourd'hui tenu par Olivier Véran. De la même manière qu'après les épisodes de Mai-68, les réunions avec les représentants des syndicats avaient été appelées "Grenelle", du nom de la rue abritant le ministère du Travail à Paris. Elément de curiosité: l'entrée principale du ministère se trouve toutefois sur la voisine avenue Duquesne, et pas sur l'avenue de Ségur, dans le 7e arrondissement de Paris. 

Le "Grenelle", la star

C'est le ministre lui même qui a annoncé ce "Ségur", le baptisant ainsi: "Le 25 mai, je souhaite lancer ce 'Ségur de la santé' par une première grande réunion multilatérale avec les partenaires sociaux au ministère", annonçait-il au Journal du dimanche

Si on ignore encore l'avenir du "Ségur", le "Grenelle" s'était lui imposé dans l'histoire. Nicolas Sarkozy avait lancé un "Grenelle de l’environnement" en 2007, puis un "Grenelle de la mer" en 2009. Et plus récemment Edouard Philippe avait mis en place un "Grenelle des violences conjugales". 

Ivan Valerio