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Woerth sur RMC : « Le principal carburant du FN, ce sont des gens comme Montebourg »

Le député UMP de l'Oise Eric Woerth

Le député UMP de l'Oise Eric Woerth - -

Sur RMC et BFMTV ce mardi matin, le député de l’Oise Eric Woerth est revenu sur les questions d’évasion fiscale et l’Affaire Tapie, ainsi que sur l'Europe et la politique fiscale du gouvernement.

Invité sur RMC et BFMTV ce mardi matin, Eric Woerth a régi à l'affaire Tapie et aux questions d'évasion fiscale. Le député UMP de l’Oise et ancien ministre du Budget est aussi revenu sur l'Europe et les tensions entre José-Manuel Barroso et Arnaud Montebourg.

Sur l’optimisation fiscale

8h56 - Eric Woerth : « Les entreprises sont mondialisée. Ces gens s’organisent entre les différents pays et l’argent paye moins d’impôts qu’une PME française. Mais les Etats-Unis ont le même problème puissance 20. Il n’y a pas de solution française, il faut une solution mondiale. On doit lutter contre les paradis fiscaux, avoir des règles communes et des conventions entre les pays ».

Sur l’évasion fiscale. M. Condamin Gerbier aurait une liste d’évadés fiscaux.

8h54 - Eric Woerth : « Quand vous avez une liste, on s’interroge : a-t-elle été volée, des noms ont-ils été enlevés, ajoutés, etc. Moi, j'ai eu une liste et avec cette liste, on a fait rentrer 1,2 milliards d’euros de pénalités. Quand je vois Moscovici, c’est la cellule Woerth version 2 ! La lutte contre l’évasion fiscale n’est pas de gauche ou de droite. Si d’autres ont des listes, qu’ils les donnent ! »

Sur Tapie : un traitement fiscal de faveur quand Eric Woerth était ministre du Budget ?

8h50 - Eric Woerth : « Il n’y a pas eu d’intervention particulière à ma connaissance. On ne m’a jamais appelé, c’est une affaire sensible où on dit tout et n’importe quoi. Mais concernant Christine Lagarde (accusée d'avoir tranché en faveur d'un arbitrage dans le litige entre Bernard Tapie et Le Crédit Lyonnais, ndlr), si la direction juridique de Bercy dit de ne pas faire ça et si la ministre décide de le faire, c’est son droit. Un ministre a la liberté de décider, dans le cadre de ses fonctions, sinon, il n’y a plus de décision politique ».

Quelles relations avec le FN ? Accord ou clarté sur le front républicain ?

8h48 - Eric Woerth : « Il n’y a jamais eu d’accord, il n’y en aura jamais. Nous ne sommes pas une opposition crédible.Il y a un rejet du PS, pas d’envie de l’UMP. Le gouvernement travaille assez mal, une langue de bois colossale, il faut dénoncer, mais surtout proposer ».

Quelle ligne sur l’Europe à l’UMP ?

8h46 - Eric Woerth : « Il y a toujours eu deux lignes. Moi, je suis pour plus d’Europe, il faut des lois fiscales ».

« Sortir du système », comme le demande Marine Le Pen ?

8h45 - Eric Woerth : « Je ne sais pas ce que ça veut dire, elle est la première à en profiter. Les solutions du FN sont les solutions de facilité. Nous devons proposer, mais à l’UMP, on a connu des périodes meilleures ».

Barroso, « carburant du Front national », comme le dit Montebourg ?

8h43 - Eric Woerth : « C’est n’importe quoi. Le FN se nourrit de l’échec des politiques, le principal carburant du Front national, ce sont des gens comme Montebourg. Le gouvernement a créé une situation malsaine en France, où les riches sont montrés du doigt, les entreprises, les Allemands. Il y a une politique de bouc-émissaire ».

8h42 - Eric Woerth : « Il n’y a pas d’austérité en France. Le gouvernement laisse aller, il n’y a ni relance ni austérité, on navigue à vue ».

Sur l’Europe et la rigueur

8h40 - Eric Woerth : « Je pense que l’Europe n’a pas tout à fait tort, je ne suis pas opposé à l’austérité ».

Sur l’Europe, et les tensions entre José Manuel Barroso et Arnaud Montebourg

8h38 - Eric Woerth : « C’est une bassesse de vue d’un membre du gouvernement. On attend une certaine hauteur de vue d’un ministre. Le chemin de l’Europe n’est pas sans erreur. Nous avons créé l’euro, pas ses outils. Je préfèrerais attendre un certain nombre d’idées. Le gouvernement français ne prend pas ses responsabilités ».

Sur le budget, auquel il va manquer 20 milliards d’euros selon Gilles Carrez, le président de la Commission des finances à l’Assemblée nationale.

8h36 - Eric Woerth : « On a prévu 60 milliards d’euros de déficit, il y en aura 80. Le gouvernement est dans une bulle d’autosatisfaction, mais on voit bien que plus on augmente la fiscalité, moins elle rentre. Et il n'y a pas de travail sur les dépenses, il y a 1 200 milliards de dépenses publiques. Nous avons limité les dépenses de l’Assurance maladie, nous avons réduit le nombre de fonctionnaires, mais il faut aller plus loin. La dépense publique est contre-productive ».

Revivez aussi le direct de Bourdin & Co de ce mardi matin.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin