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Violences sur un manifestant à terre: Christophe Castaner qualifie ces images de "choquantes"

Le ministre de l'Intérieur, en confirmant que l'IGPN avait été saisie, a estimé ne voir "aucune" explication pour l'heure pouvant permettre de comprendre ce qu'il s'est passé du côté des policiers. "S'il y a une faute, elle sera sanctionnée", a-t-il assuré.

Christophe Castaner attend des explications, mais refuse de jeter l'opprobre sur la police. Deux jours après qu'un manifestant a été maîtrisé puis frappé au sol par les forces de l'ordre en marge d'une manifestation de gilets jaunes à Paris, le ministre de l'Intérieur a évoqué des "images choquantes". 

En déplacement à Rennes, ce dernier a également affirmé que le préfet de police à "immédiatement saisi ses services pour les comprendre, trouver une explication". "A l’heure qu’il est, je n’en vois aucune" a-t-il précisé. 

"L'IGPN a été saisie dans le cadre d’une demande du procureur et il faut que la vérité soit faite sur cet acte et que nous le comprenions. S’il y a une faute, elle sera sanctionnée", a assuré le locataire de la place Beauvau.

"Il peut il y avoir des fautes"

Pour autant, Christophe Castaner a tenu a montrer son soutien aux forces de police.

"J’ai toujours rappelé qu’il n’y avait pas de combat entre deux bandes, et que les seuls qui sont légitimes à utiliser la force, ce sont les forces de l’ordre, mais elles doivent le faire avec rigueur, avec proportionnalité, et c’est ce qu’elles font au quotidien", a-t-il encore expliqué. 

"Ensuite, il peut il y avoir des fautes, elles doivent faire l’objet d’enquêtes et non pas de procès médiatiques, de procès politiques, et s’il y a faute établie, il faut qu’il y ait des sanctions. Je n’ai jamais dévié sur cela, je le maintiens, et je sais que c’est un message qui est partagé et parfaitement compris par les forces de sécurité intérieure", a-t-il encore repris. 

Christophe Castaner est également revenu plus en détails sur les événements de samedi, rappelant que "les gilets jaunes voulaient revenir à Paris, ils avaient appelé à une grande manifestation."

"Il n’y a pas eu de grande manifestation, il y a eu des violences et il y a eu un certain nombre d’incendies et de tentatives de mises à sac sur plusieurs commerces. Je le condamne", a-t-il conclu. 

À l'heure actuelle, trois policiers ont porté plainte contre l'homme interpellé, dont le membre des brigades de répression de l'action violente motorisées (BRAV) que l'on voit sur la vidéo donner les coups. La plainte a été déposée pour violences volontaires.

Hugo Septier