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Violences policières: 140 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, selon Laurent Nunez

Interrogé à propos des violences policières, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a défendu la "riposte encadrée et proportionnée" des forces de l'ordre, sur BFMTV.

Invité de BFM Politique ce dimanche, Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a annoncé que l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) menait actuellement "140 enquêtes judiciaires sur des suspicions de violences policières", lors des différentes manifestations des gilets jaunes.

La Ligue des droits de l'Homme avait reçu fin janvier environ 90 signalements dénonçant des violences de la part des forces de l'ordre. Parmi eux, une cinquantaine faisait état de blessures, parfois graves: perte d'un oeil, fracture de la mâchoire, blessures aux pieds et aux jambes... Samedi dernier, un manifestant présent dans le cortège parisien des gilets jaunes a eu la main arrachée à hauteur de l'Assemblée nationale, potentiellement par une grenade de désencerclement.

Une riposte "toujours proportionnée"

"Je vous rappelle que l'épisode de la main arrachée, nous sommes sur une tentative d'intrusion dans l'Assemblée nationale, avec un cordon de gendarmes mobiles qui courageusement défend le site", a répond Laurent Nunez, interrogé sur ces blessures.

Le secrétaire d'État a ensuite assuré que les forces de l'ordre agissaient à chaque fois "en riposte" à des agressions "extrêmement graves contre les forces de l'ordre, contre les institutions (...) cette riposte elle est encadrée, elle se fait de manière proportionnée et elle se fait de manière extrêmement professionnelle", insiste le secrétaire d'État. Il pointe du doigt dans ces violences "les casseurs, qui sont des militants de l'ultra-droite, de l'ultra-gauche qui infiltrent le cortège", selon lui.

Des "suspicions" concernant les forces de l'ordre persistent toutefois dans certains épisodes de violences, rappelle le secrétaire d'État. "J'insiste bien sur le mot de 'suspicions', parce qu'il y a des enquêtes en cours, et nous verrons ce qu'il en est."

Salomé Vincendon