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Gilets jaunes: quand les extrêmes se déchaînent dans la violence

Pour ce quatorzième week-end de mobilisation des gilets jaunes, l'ultradroite et l'ultragauche pourraient à nouveau se faire face en marge des cortèges de manifestants.

Des images de guerre civile, c’est l’autre visage des manifestations de gilets jaunes. La semaine dernière, à Lyon, deux groupes se sont notamment violemment affrontés en marge de la treizième journée de mobilisation des gilets jaunes. D’un côté, un groupe composés d’activistes d'extrême droite, de l'autre des "black blocs", affiliés à l'ultragauche. Tous sont ouvertement des militants insurrectionnels.

"Ils se sont rencontrés et se sont reconnus", explique Audrey Colin, délégué générale de Synergie officiers, un syndicat policier. "Les antifascistes, sont plus ou moins reconnaissables, généralement habillés de noir et les militants d’extrême droite, eux, ont souvent des drapeaux, chantent certaines chansons… mais dans l’ensemble les deux groupes se fondent assez bien dans la masse", ajoute Audrey Colin.

Une bataille "organisée et préparée"

C’est en s’intégrant si bien au cortège que les affrontements se multiplient.

“On est plus dans la rixe, on est dans un nombre de militants qui s’affrontent qui est beaucoup plus important parce que les cortèges sont plus petits”, explique Sylvain Boulouque, historien des mouvements sociaux, sur notre antenne. C’est une bataille "organisée et préparée" précise ce dernier.

Dans des images vidéos tournées depuis un commerce samedi dernier, il est possible de constater que ce sont les militants d’extrême droite qui ont commencé à agresser les militants antifascistes. Ces derniers, en supériorité numérique, ont alors répondu avec une grande violence. Ces militants pourraient, ce week-end encore, se faire face dans plusieurs villes de France.

Valentine Arama