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Violences à Dijon: la possibilité d'expulser étudiée systématiquement pour tout étranger impliqué

Des violences ont eu lieu lundi soir à Dijon.

Des violences ont eu lieu lundi soir à Dijon. - AFP

L'Elysée a demandé au ministre de l'Intérieur d'examiner systématiquement la possibilité d'expulser tout étranger impliqué dans les troubles à l'ordre public à Dijon, théâtre de violents affrontements depuis la semaine dernière.

"Il est important de rappeler que la justice est rendue par l'Etat", a martelé ce mardi Laurent Nuñez, venu à Dijon au lendemain d'un week-end de violences opposant les habitants du quartier et la communauté tchétchène, sur fond de guerre des territoires. Alors que le secrétaire d'Etat a rappelé qu'une enquête était en cours pour identifier les auteurs de ces affrontements, l'Elysée a apporté sa confiance à Christophe Castaner et Laurent Nuñez pour faire face à la situation.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que si des ressortissants étrangers sont impliqués dans ces troubles à l’ordre public, les services de l'Etat examineront systématiquement, dans le respect des procédures administratives et le cas échéant judiciaire, la possibilité de les expulser.

Quatre interpellations

Les premières violences ont éclaté vendredi dernier après l'agression, par des dealers, d'un adolescent de 16 ans, habitant du quartier des Grésilles et appartenant à la communauté tchétchène.

En représailles, des membres de cette communauté s'en sont pris à un bar à chicha, avant de lancer une nouvelle expédition punitive après des menaces lancées à l'encontre de la communauté par des habitants du quartier. Lundi soir, des hommes cagoulés et armés ont incendié du mobilier urbain et des véhicules pour intimider les Tchétchènes.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour "tentative de meurtre en bande organisée", "dégradations", "incitation à la violence", et les investigations ont été confiées en co-saisine entre la police judiciaire et la sécurité publique. Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Selon nos informations, aucun Tchétchène ne figure parmi les personnes interpellées.

Justine Chevalier avec Agathe Lambret