BFMTV

Affrontements à Dijon: Laurent Nuñez assure que la réponse sera "extrêmement ferme"

Laurent Nuñez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, s'est rendu ce mardi à Dijon après les violents événements de ces derniers jours. Il y a rencontré les élus locaux, le préfet de Côte-d'Or mais aussi les policiers.

"La réponse sera forcément celle de la fermeté, car l'ordre républicain c'est d'abord cela." En déplacement à Dijon ce mardi, Laurent Nuñez a vivement réagi aux violences qui se sont déroulées ces derniers jours dans la ville sur fond de guerre des territoires.

Dispositif policier renforcé

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur s'est rendu dans la préfecture de Côte-d'Or avec trois objectifs: témoigner son soutien à la population, saluer l'action des forces de l'ordre et apporter une réponse ferme à ces événements dont l'origine se trouve dans le passage à tabac d'un adolescent de 16 ans, membre de la communauté tchétchène. Communauté qui a répliqué avec des expéditions punitives.

"La population a le droit à la sérénité, à la tranquillité et à la sécurité, a martelé Laurent Nunez, venu "réaffirmer que la justice est rendue par l'Etat".

Après les événements violents de ces derniers jours, des renforts policiers ont été déployés à Dijon. "Le dispositif sera renforcé sur le terrain, il sera présent autant de fois que nécessaire", a assuré le secrétaire d'Etat, annonçant la présence de 150 gendarmes mobiles et CRS ainsi que les effectifs locaux. Leur présence la veille dans le quartier des Grésilles a permis de ramener le calme lundi soir. 

Citant brièvement son ministre de tutelle, Christophe Castaner, avec qui il assure suivre la situation en permanence, Laurent Nuñez a salué "le courage des forces de sécurité intérieure". Se disant "très fier de l'action" menée, il a estimé qu'ils étaient les "garants de l'ordre républicain". Une déclaration qui intervient dans un contexte où les forces de l'ordre sont accusées de violences et de racisme.

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur a déploré ces règlements de comptes et ces expéditions punitives entre communauté et a rappelé que seule l'Etat rendait la justice.

"Je ne doute pas une seule seconde que les investigations permettront de confondre un certain nombre d'auteurs (...) qui seront sévèrement punis", a-t-il fait savoir. Une enquête judiciaire a été ouverte pour "tentative de meurtre en bande organisée", "violences volontaires", "dégradations aggravées" et "incitation à la violence".

Justine Chevalier