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Vie privée: Christophe Castaner "regrette" ses propos s'ils ont "blessé" Olivier Faure

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner arrive à l'Hôtel Matignon à Paris, le 25 novembre 2019

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner arrive à l'Hôtel Matignon à Paris, le 25 novembre 2019 - Stephane de Sakutin / AFP

Le ministre de l'Intérieur avait évoqué ce mercredi les "divorces" d'Olivier Faure, ce qui a fait réagir l'intéressé, qui a dénoncé une "faute grave".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dit ce mercredi soir "regretter" ses propos sur la vie privée d'Olivier Faure, si ceux-ci "ont blessé" le premier secrétaire du Parti socialiste (PS).

"Si mes propos l'ont blessé, je les regrette. Il n'y avait aucune menace", a déclaré le ministre.

Sur France Inter ce mercredi, Christophe Castaner a évoqué la vie privée d'Olivier Faure, ajoutant qu'il était "assez étonné de ses leçons de morale". Le Premier secrétaire du PS avait dénoncé mardi la "légèreté incroyable" dont avait selon lui fait preuve Benjamin Griveaux en envoyant une vidéo intime à une jeune femme.

Vidéo qui a ensuite été divulguée par l'activiste russe Piotr Pavlenski, et qui a conduit le candidat La République en Marche (LaREM) à la mairie de Paris à se désister au profit d'Agnès Buzyn.

Les propos de Christophe Castaner ont suscité un tollé parmi la classe politique. Olivier Faure a organisé une conférence de presse à l'Assemblée nationale ce mercredi après-midi, demandant à Emmanuel Macron de "convoquer le ministre de l'Intérieur dans les meilleurs délais et d'en tirer les conséquences". Il a dénoncé une "faute grave" de la part de l'occupant de Beauvau.

"J'ai un profond respect pour Olivier"

"Depuis l'âge de 20 ans, Olivier Faure et moi-même avons cheminé ensemble. Nous avons été élus à l'Assemblée nationale pour la première fois en 2012. Nos bureaux étaient côte à côte", a rappelé le ministre à l'AFP.

"Au-delà de nos désaccords politiques, j'ai un profond respect pour Olivier", a-t-il dit. Il a souligné que "l'un et l'autre", compagnons de route en politique durant plusieurs années, ils avaient "connu des moments difficiles dans (leurs) vies". "Nous étions côte à côte".

"Je voulais dire" à Olivier Faure "à propos de ses déclarations concernant Benjamin Griveaux qu'on ne devait pas juger" la vie privée, a conclu le ministre.

Clarisse Martin avec AFP