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Valérie Pécresse

Valérie Pécresse en janvier dernier à Versailles.

Valérie Pécresse en janvier dernier à Versailles. - Geoffroy VAN DER HASSELT / POOL / AFP

Avec son nouveau mouvement Libres!, la présidente de la région Ile-de-France, qui vient de quitter LR, entend incarner "la droite" d'aujourd'hui et une nouvelle alternative à la politique d'Emmanuel Macron.

Au lendemain de sa démission de LR, Valérie Pécresse prend de nouveau la parole pour justifier sa démarche. Dans un entretien au Figaro ce jeudi, elle explique que le navire Les Républicains "s'est échoué sur les récifs" car le parti "n'incarnait plus une droite bien dans ses valeurs et bien dans son époque".

"Le parti est complètement cadenassé et ne peut pas être transformé de l’intérieur", répète la présidente de la région Ile-de-France. "Rien ne serait pire que de re-déclencher une guerre Copé-Fillon au sein d’un parti tellement affaibli. C’est pour cela que je pars, pour refonder la droite de l’extérieur", soutient celle qui a lancé Libres!, un mouvement d'idées ayant pour ambition de refonder la droite.

Incarner "une droite qui répond aux problèmes d'aujourd'hui"

Elle déplore encore le score réalisé par Les Républicains aux dernières européennes, estimant: "la droite en France, ça n’est pas 8 % des Français!". 

"C’est cette droite-là que je veux incarner: une droite qui répond aux problèmes d’aujourd’hui, une droite qui ose dire comment on gagne la bataille de l’emploi dans la mondialisation, une droite qui ose parler d’écologie, de social et de laïcité (...) Il faut qu’on regagne une crédibilité sur toutes ces questions. Ma démission, c’est un électrochoc, pour reconstruire l’opposition et en faire une alternative", tonne-t-elle.  "Si on n’arrive pas dans les mois qui viennent à incarner une troisième voie crédible entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, j’ai la certitude que le Rassemblement national arrivera au pouvoir en 2022 ou en 2027", soupire Valérie Pécresse. 

Macron, de droite? "C'est une mystification!"

Dans cette interview au grand quotidien de droite, Valérie Pécresse exclut catégoriquement de rejoindre le camp de la majorité présidentielle, affirmant qu'Emmanuel Macron ne faisait "pas une politique de droite". "C'est une mystification", assure-t-elle, s'envisageant davantage comme une nouvelle opposition à la politique gouvernementale. Sa politique, "il faut qu’on la dénonce", affirme au Figaro la présidente d'Ile-de-France. 

Elle, qui avait confié mercredi avoir annoncé sa décision à Nicolas Sarkozy et Gérard Larcher, raconte que le premier "a compris et respecté sa démarche" , tandis que le second "a été un peu surpris". 

Jeanne Bulant