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Une enquête pour "harcèlement moral" vise la porte-parole de LaREM Laetitia Avia

Laetitia Avia

Laetitia Avia - Thomas Samson / AFP

Le parquet de Paris a confirmé cette information, précisant que l'enquête avait été ouverte le 9 juillet du chef de "harcèlement moral" et confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).

La députée et porte-parole de LaREM Laetitia Avia est visée par une enquête à Paris depuis l'été dernier pour "harcèlement moral" après des plaintes d'anciens collaborateurs évoquant des humiliations répétées, a-t-on appris ce mardi de sources proches du dossier.

Le parquet de Paris a confirmé cette information, précisant que l'enquête avait été ouverte le 9 juillet du chef de "harcèlement moral" et confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP). Une source proche du dossier a indiqué que certains des plaignants avaient été entendus par les policiers.

Humiliations, harcèlements et abus de pouvoir

Cinq ex-assistants parlementaires accusaient, dans un article de Mediapart de mai, la députée de Paris d'humiliations, harcèlements et abus de pouvoir sur ses collaborateurs et de tenir des moqueries sur le physique, la tenue vestimentaire de militantes ou d'une élue.

Sont également cités des propos jugés sexistes, racistes ou homophobes dans ses échanges avec son équipe, comme lorsqu'elle écrit en 2018 après le vote d'un amendement LGBT: "on a voté l'amendement des PD", dans un échange copié par une capture d'écran reproduit par Médiapart.

Évoquant en retour des "accusations mensongères" et une "manipulation", la députée a porté plainte en diffamation contre le journaliste auteur de l'article. L'avocat de la députée Me Basile Ader n'a pas souhaité faire de commentaires.

"Certains (des collaborateurs) sont partis, aucun ne s'est jamais plaint de harcèlement. Presque tous m'ont sollicitée après leur départ, pour me demander des conseils, des recommandations ou simplement me donner de leurs nouvelles - bien loin du tableau mensonger dépeint", avait réagi Laeticia Avia sur Twitter après la parution de ces témoignages.

"Des bouts de messages privés ont été tronqués, détournés et décontextualisés", avait-elle ajouté.

Avocate et militante de la première heure de LREM, Laetitia Avia est à l'origine de la loi contre les contenus haineux sur Internet adoptée mi-mai et censurée en juin en grande partie par le Conseil constitutionnel qui jugeait qu'elle portait atteinte à la liberté d'expression.

Cy.C avec AFP