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Une ambition intime sur M6: les politiques, la larme à l'oeil

Karine Le Marchand a présenté le premier numéro de sa nouvelle émission sur M6, Une Ambition Intime.

Karine Le Marchand a présenté le premier numéro de sa nouvelle émission sur M6, Une Ambition Intime. - M6

Ce dimanche soir sur M6, Karine Le Marchand souhaitait discuter avec les hommes qui se cachaient derrière les politiques. Sarkozy, Montebourg, Le Maire et Le Pen, tous se sont prêtés au jeu, non sans une certaine émotion.

Karine Le Marchand avait prévenu. Avec sa nouvelle émission diffusée sur M6, Une ambition intime, "elle n'abordera pas le programme politique, elle abordera leur parcours en tant qu'être humain". Et de fait, des larmes d'Arnaud Montebourg aux yeux embués de Marine Le Pen, le premier numéro d'Une ambition intime a montré, pour la première fois en France, les politiques dévoiler leurs émotions et leurs vies privées. Florilège. 

> Le père absent de Nicolas Sarkozy

Dès les cinq premières minutes, le téléspectateur est dans le bain, avec l'émotion de l'ancien président de la République, candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy. Face à une Karine Le Marchand négligemment assise les jambes croisées sur un sofa qui lui parle de l'absence de son père lorsqu'il était enfant, le candidat Sarkozy est visiblement ému. C'était "un père un peu brusque, et peut-être pas adapté à des petits enfants" confie-t-il. 

"Je crois que c'était un petit garçon un peu seul et triste" explique la femme de l'ancien Président, Carla Bruni, dans une vidéo que montre l'animatrice. Puis c'est au tour de Pierre Sarkozy, son fils aîné, de s'exprimer:

"L'absence de son papa, à une époque où ce n'était pas encore généralisé, le sentiment d'avoir moins, je pense que ça a nourri son moteur, il avait cette envie de prouver, ça fait parti de son tempérament de sa personnalité" détaille Pierre Sarkozy. Son père lui, paraît touché. 

> La fille prématurée d'Arnaud Montebourg

Le deuxième à se prêter au jeu, c'est Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de gauche, ancien ministre du Redressement productif. Après avoir traité de sa solitude d'enfant unique et trinqué "à la France, le plus beau pays du monde", Karine Le Marchand souhaite pénétrer dans la vie du candidat en tant que mari et père de famille. 

Arnaud Montebourg et Aurélie Filipetti sont tombés amoureux alors qu'ils étaient ministres dans les gouvernements Ayrault et Valls, Culture pour elle, le Redressement productif pour lui. De cet amour naîtra Jeanne, grande prématurée. Après l'intervention d'un ami du candidat relatant l'histoire de l'enfant, Arnaud Montebourg est au bord des larmes. L'animatrice s'excuse de la réaction qu'elle a suscitée. 

"C'est une histoire ordinaire, il y a 60.000 parents en France qui ont des enfants prématurés et c'est toujours difficile car on croit connaître la vie et on est confronté à autre chose, confie le chantre du Made in France, pour nous, ça a été un moment difficile"

Arnaud Montebourg, qui pourtant considère que la peopolisation est une diversion, est alors très ému. 

> La femme de Bruno Le Maire, son soutien infaillible

Les candidats s'enchaînent mais ne ressemblent pas. Vient ensuite Bruno Le Maire, lui aussi dans la course à la primaire de la droite, qui tous les soirs avant de s'endormir, lit à haute voix de la poésie en allemand. "Quand j'aime quelque chose, j'aime bien le faire partager" se défend le député Les Républicains, "c'est un désastre pour ceux qui sont autour de moi".

Karine Le Marchand décide de mettre sur le tapis la relation qui l'unit à sa femme Pauline, une peintre qui "n'en a rien à faire de la politique" détaille l'animatrice. Mais malgré ces différences, "elle vous aime pour vous, profondément", insiste Karine Le Marchand, lovée dans son sofa. "Vous allez me faire pleurer", prévient le candidat, "Tout le monde s'accorde à dire que c'est votre soutien le plus infaillible", "oui", acquiesce Bruno Le Maire, "Je crois qu'il y a une grande admiration mutuelle", c'est un oui aussi de la part du candidat, dont les larmes sont montés aux yeux. 

> Le schisme entre Marine Le Pen et son papa

Changement de lieu mais aussi changement d'ambiance avec la séquence de conversation avec Marine Le Pen. Le téléspectateur découvre alors une candidate frontiste souriante et énergique, de bonne humeur comme elle se définit elle-même.

Le moment était particulièrement attendu, l'animatrice aborde la relation avec son père, Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National, parti dont il a été exclu en 2015.

"C'est le moment le plus difficile de ma vie après mon accouchement" déclare la candidate, avant de continuer, "Jamais de ma vie je n'aurais pu imaginer que j'allais être amenée un jour à participer à un bureau exécutif qui va discuter de l'exclusion de Jean-Marie Le Pen. Pour moi, vous m'auriez raconté ça il y a quelques mois, j'aurais dit que c'est complètement de la folie".

Par ailleurs, Marine Le Pen, émue, revient son sur enfance atypique, avec des parents très absents et le départ brutal de sa mère, sans aucune explication lorsque la benjamine d'une fratrie de trois soeurs a 16 ans. "Ca a été un moment extrêmement difficile de ma vie, je ne l'ai pas vue pendant 15 ans".

Une ambition intime reviendra dès dimanche prochain, avec François Fillon, Alain Juppé, Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou. 

Marine Henriot