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UMP, Sarkozy et les statuts...

Les Coulisses de la Politique, de Jean-François Achilli, du lundi au vendredi à 7h20 sur RMC

Les Coulisses de la Politique, de Jean-François Achilli, du lundi au vendredi à 7h20 sur RMC - -

Il n’y aura pas de nouveau vote pour la présidence de l’UMP. La décision a été prise. L’ultime réunion de la commission des statuts ce soir évoquera également la primaire UMP pour la présidentielle de 2017. Nicolas Sarkozy doit-il s’y soumettre ? Deux sujets polémiques, dont dépend l’avenir du parti.

Jean-François Copé et François Fillon sont tombés d’accord, plus question de revivre le cauchemar de décembre dernier, l’hypothèse d’un deuxième vote au détour de l’été est abandonnée. Même Laurent Wauquiez juge la chose trop risquée avant les municipales. « Je ne rencontre pas un seul militant favorable à un revote », assure Guillaume Peltier, l’un des vice-présidents de l’UMP, qui souhaite que le parti cesse d’être « nombriliste ». La décision doit être entérinée au plus vite. La question sera soumise à référendum auprès des adhérents du parti, le mois prochain, par internet, pour permettre au tandem Copé-Fillon de légitimer cette décision.

La présidentielle est au cœur de la commission des statuts…

C’est le sujet central, celui de la primaire pour désigner celui qui sera candidat en 2017. Sujet capital, personne ne manquera à l’appel pour en débattre. La réunion qui va démarrer à 18h au siège de l’UMP rue de Vaugirard durera le temps nécessaire. Principale difficulté avec les nouveaux statuts : il va falloir partager les rôles entre Copéistes et Fillonistes, comme si la récente guerre fratricide dictait désormais la vie du parti.

Tous les ténors seront là ce soir, sauf le premier concerné, Nicolas Sarkozy…

Grand favori et grand absent : oui, l’ancien président devra se plier à la primaire de 2016, comme les autres prétendants, s’il désire se présenter à la présidentielle. « Il n’y aura pas de régime d’exception », précise l’un des responsables de l’UMP. « Libre à lui de ne pas s’y soumettre. Si tel était le cas, il n’aurait pas le soutien du parti ». Ça tombe bien : Nicolas Sarkozy a confié vouloir de cette « primaire plébiscitaire », c’est indispensable a-t-il ajouté, en demandant à ses amis de ne plus réclamer un régime d’exception pour lui, qui voudra retrouver une légitimité auprès de ses électeurs, et pas seulement dans les sondages.

La déclaration de François Fillon n’a pas arrangé le climat ?

Chez Jean-François Copé, nombreux sont ceux qui pensent que l’ancien Premier ministre s’est fait seppuku en annonçant sa candidature, tête baissée, entre deux portes, au Japon. Pire que le fax de Lionel Jospin, estime une figure sarkozyste. Les proches de François Fillon disent au contraire que les secrets de Polichinelle, ça suffit : il est candidat, tout le monde le sait, il l’a dit. Est-il parti trop tôt ? Après tout, Sarkozy candidat en 2007 a démarré dès 2002, rappellent les Fillonistes. En priant au fond d’eux-mêmes que le film se répète, mais en changeant l’acteur principal…

Ecoutez ici les Coulisses de la Politique de Jean-François Achilli de ce mardi 14 mai.

Jean-François Achilli|||

Directeur de la Rédaction de RMC et éditorialiste RMC/BFMTV

Il intègre la rédaction de France Inter en 1998, puis le service politique en 2000, dont il prend la direction en septembre 2008. Il rejoint RMC en décembre 2012 comme directeur de la rédaction et éditorialiste RMC/BFMTV.

>> Suivez-le sur Twitter @jfachilli

Jean-François Achilli