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UMP : 300 000 militants choisiront dimanche entre Fillon et Copé

Jean-François Copé et François Fillon

Jean-François Copé et François Fillon - -

Ce dimanche, les militants de l’UMP vont devoir départager Jean-François Copé et François Fillon. Ils voteront pour le président de leur parti, mais aussi pour la charte de l'UMP et la motion qu’ils préfèrent.

Dimanche, environ 300 000 adhérents de l’UMP feront la différence en départageant Jean-François Copé de François Fillon pour la tête du parti. L'ancien Premier ministre François Fillon met en garde contre le risque « d'implosion » de l'UMP en cas de victoire de son adversaire. Tenant d'une opposition décomplexée, Jean-François Copé, secrétaire général du parti, juge lui « incompréhensible » que « l'UMP aille un jour à droite et le lendemain à gauche ».

Tout devrait se jouer dans cinq fédérations

Chaque circonscription aura un ou deux bureaux de vote, ouverts dimanche entre 9h et 18h. Les militants encartés à l’UMP devront s'exprimer sur trois votes différents : un, évidemment, pour choisir le nom de leur futur président ; un autre pour approuver ou non la charte des valeurs de l’UMP ; et un dernier pour choisir laquelle des six motions ils préfèrent, qui vont de La Droite forte aux Gaillistes en passant par La Droite sociale.
Tout devrait se jouer dans les cinq fédérations clés qui ont le plus de militants, avec en tête Paris suivi des Hauts-de-Seine, Les Alpes maritimes, Les Bouches-du-Rhône et les Yvelines. Et dix ans pile après la création de l'UMP, le suspense est cette fois réel, à la différence de l'élection des deux premiers présidents, Alain Juppé en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2004, alors pure formalité. Une participation moyenne favoriserait Jean-François Copé, le « noyau dur » lui semblant acquis, tandis qu'une forte participation avantagerait François Fillon.

Un marchepied pour 2017

La bataille, enclenchée dès la défaite à la présidentielle, aura été menée tambour battant, avec des épisodes mouvementés : guerre des parrainages, cheville fracturée et problèmes de santé pour François Fillon, une centaine de meetings chacun à travers le pays, et un débat télévisé inédit. Dans la dernière ligne droite, la tension s'est accrue, chaque camp mettant en garde l'autre contre toute tentation de fraude.
Il est vrai que l'enjeu du scrutin va au-delà de la simple présidence de l'UMP. Le vainqueur disposera d'un avantage certain en vue de 2017, même si les cartes pourront être rebattues au renouvellement de 2015 et surtout en 2016, lors de la primaire pour la présidentielle à laquelle beaucoup, comme Xavier Bertrand, songent déjà.
Reste l'inconnue Sarkozy. Toujours espéré par les électeurs de droite - 64% le veulent candidat en 2017 dans un récent sondage - l'ex-président souhaitera-t-il revenir ? Le pourra-t-il ?

M. Chaillot avec Antoine Perrin