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UE : Barroso accorde un sursis de 2 ans à Hollande pour réduire les déficits

François Hollande, ce mercredi à Bruxelles, devant le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

François Hollande, ce mercredi à Bruxelles, devant le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. - -

Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a accordé mercredi un délai de deux ans à la France pour qu'elle réduise son déficit public. En échange, François Hollande s'est engagé à poursuivre les réformes structurelles.

2 ans de sursis. François Hollande a obtenu ce mercredi à Bruxelles ce qu’il était venu chercher : du temps. Un accord a été trouvé avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. La Commission donne deux ans de plus à la France pour ramener son déficit public à 3% du PIB, jusqu'à fin 2015. « Ces deux années, si elles sont confirmées, notamment après par les Etats membres, devront être mises à profit pour accélérer les réformes structurelles dont dépend la croissance de demain », a expliqué Jose Manuel Barroso. « L'économie française doit enrayer sa perte de compétitivité pour créer croissance et emplois », a-t-il ajouté. Le président de la Commission a assuré « qu'il n'y a pas là un traitement exceptionnel pour la France, il n'y a pas là des faveurs ».

« Réformes de compétitivité et donc de croissance »

François Hollande a confirmé que « le temps qui est donné doit être mis au service de réformes de compétitivité et donc de croissance ». Une croissance qui ne devrait être que de 0,1% cette année, selon les prévisions du gouvernement. François Hollande a d'ailleurs reconnu ce mercredi que « la situation économique est grave », alors que le pays est entré en récession au premier trimestre.
Jose Manuel Barroso a par ailleurs souhaité un accord commercial ambitieux avec les Etats-Unis, en précisant que la Commission européenne ne souhaitait pas exclure l'audiovisuel des négociations, précisant néanmoins que « l'exception culturelle » française n'est pas négociable.

Philippe Gril avec Reuters