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Stratégie vaccinale: Jean Castex hausse le ton lors d'une visite en Auvergne-Rhône-Alpes

Le Premier ministre rencontrait ce samedi matin Laurent Wauquiez, le président de la Région, pour signer un plan de relance pour la période 2021-2022 pour un montant de 2,1 milliards d’euros.

En déplacement dans l'Allier ce samedi matin, le Premier ministre Jean Castex est revenu sur les critiques formulées ces derniers jours par plusieurs élus quant à la stratégie vaccinale mise en place par le gouvernement.

"Toute notre énergie est mobilisée sur la lutte contre la crise sanitaire. C'est ma priorité", a-t-il assuré.

"Il y aura un avenir "

Le Premier ministre, accompagné de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et de Cédric O, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie, effectuait ce déplacement sur le thème de l'aménagement du numérique. Ce dernier a pris la parole aux côtés de Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, quelques minutes avant la signature d'un accord de relance État-Région pour la période 2021-2022 pour un montant de 2,1 milliards d’euros.

"En faisant cela, on montre aussi que nous continuons à nous occuper de l'avenir. Car il y aura un avenir", a-t-il poursuivi. "Pour gérer ce présent difficile et préparer notre avenir, nous savons nous retrouver au bénéfice de nos concitoyens."

Depuis le début de la campagne de vaccination contre le coronavirus, Laurent Wauquiez s'est montré très critique envers les choix du gouvernement, déplorant à plusieurs reprises "la lenteur" du processus. Début janvier, il déclarait ainsi dans Le Figaro que la France allait "droit dans le mur" avec cette stratégie vaccinale. Quelques jours plus tard, il affirmait que la campagne était un "échec".

"Je me réjouis que nous travaillions la main dans la main. Nos opinions sont diverses et c’est légitime; c’est la démocratie mais nos concitoyens ne comprendraient pas que nous nous déchirions pour de la politique", a ainsi réagi Jean Castex.

"La question n'est pas de savoir si ce qu'on fait est populaire ou pas. Nous devons être guidé plus que jamais par l'intérêt général. Cela doit être notre seule boussole", a-t-il conclu.

Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV