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"On va droit dans le mur": Laurent Wauquiez appelle à un changement de stratégie vaccinale

S'exprimant sur la campagne de vaccination contre le Covid-19, Laurent Wauquiez dénonce des "chiffres indignes" pour la France.

S'exprimant sur la campagne de vaccination contre le Covid-19, Laurent Wauquiez dénonce des "chiffres indignes" pour la France. - ALAIN JOCARD / AFP

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes réclame ce mardi un "changement radical" dans la stratégie de vaccination en France. Il dénonce des "chiffres indignes de notre pays".

Laurent Wauquiez ajoute sa voix au concert de critiques qui s'abat sur la stratégie vaccinale en France. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes dit redouter "une Bérézina assurée" si le gouvernement "ne change pas totalement d'approche", dans une interview publiée ce mardi dans Le Figaro.

"On ne peut pas continuer avec des chiffres indignes de notre pays: même pas 1000 Français vaccinés. L'échec de la vaccination signifierait vivre encore des mois avec le virus", affirme l'ancien président des Républicains, pour qui "on va droit dans le mur".

Une campagne "ultra-centralisée"

Prônant un "changement radical d'approche", il demande un engagement à tous les élus, "du président au maire de la plus petite commune", appelant à sortir "d'un pilotage ultra-centralisé". Laurent Wauquiez met par ailleurs en cause "une usine à gaz technocratique avec la culture du parapluie" qui ralentit la campagne de vaccination. "Tout est beaucoup trop lent!", s'agace l'éu.

"Il faut confier aux régions et aux collectivités locales l'organisation des modalités logistiques de la campagne de vaccination de façon décentralisée", réclame le président d'Auvergne-Rhône-Alpes. Et de proposer de reprendre "l'organisation logistique" mise en place pour la campagne de dépistage massif avant les fêtes de fin d'année dans la région.

Pour Laurent Wauquiez, "il n'y a aucune raison qu'on fasse 500 fois moins de vaccinations que l'Allemagne (...) Mais il faut qu'on se bouge ! On peut encore rattraper notre retard à condition qu'on s'y mette tous et maintenant".

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions