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Auvergne-Rhône-Alpes: Wauquiez annonce 100.000 dépistages effectués dans les lycées, 5% à 6% de cas positifs

Dépistage du Covid-19 avec des tests antigéniques au lycée Emile-Dubois à Paris le 23 novembre 2020

Dépistage du Covid-19 avec des tests antigéniques au lycée Emile-Dubois à Paris le 23 novembre 2020 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

La campagne de dépistage massif organisée par le président de la région a débuté mercredi. Ce dernier a concédé ce vendredi que le taux de positivité était "plus important que prévu" chez les lycéens et les personnels des établissements.

Cent mille lycéens, enseignants et personnels administratifs ont été testés pour le Covid-19 depuis mercredi dans 480 établissements de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé ce vendredi son président Laurent Wauquiez (LR).

S'exprimant depuis un lycée du centre-ville de Lyon, Laurent Wauquiez s'est félicité de la réussite d'"un défi logistique énorme" qui a permis de dépister "entre un tiers et la moitié des lycéens", selon les établissements.

"On estime finir la journée avec 5000 cas positifs", soit "un taux de positivité de 5 à 6%, plus important que ce qui était prévu", a indiqué M. Wauquiez pour qui "des clusters ont sans doute été évités".

Deux millions de tests commandés

Il a cité à cet égard le cas de jeunes asymptomatiques qui s'apprêtaient à aller rendre visite à leurs grands-parents.

Les autorités régionales avaient commandé plus de deux millions de tests et déployé 1300 centres de prélèvement dans leurs 12 départements afin de "permettre à tous les habitants qui le souhaitent de pouvoir se tester afin de protéger leur famille" en évitant la propagation du virus durant les fêtes.

Aucun chiffre n'a été donné sur la participation de la population à cette opération qui doit se poursuivre jusqu'au 23 décembre, même si Laurent Wauquiez assure que "des files d'une dizaine de mètres" existaient à l'ouverture de certains centres temporaires mercredi.

Une nouvelle campagne en janvier?

Interrogé par l'Agence France-Presse (AFP) sur la possibilité de réitérer l'opération au moment de la rentrée de janvier, l'ancien président des Républicains a affirmé qu'il souhaitait "que le gouvernement puisse embrayer et que [les tests massifs] deviennent un moyen de lutter contre le virus", où Auvergne-Rhône-Alpes servirait d'"exemple". "On l'a porté dans notre région et pas avec beaucoup de relais au niveau national".

Cette campagne avait été dénoncée comme "un effet d'annonce" par le ministre de la Santé Olivier Véran à la mi-novembre, tandis que les maires de Lyon et Villeurbanne s'étaient dits "circonspects" sur l'utilité d'une telle mesure avant les fêtes.

Après avoir échangé par courrier avec le conseil scientifique, Grégory Doucet (EELV) et Cédric Van Styvendael (PS) ont indiqué privilégier l'option d'un dépistage à grande échelle début janvier dans leurs villes respectives.

F.B. avec AFP