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Soutien de Dupont-Aignan à Le Pen: le vice-président de "Debout la France" démissionne

Dominique Jamet

Dominique Jamet - JOEL SAGET - AFP

Après l'annonce du soutien de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen ce vendredi soir, le vice-président de son parti "Debout la France" a aussitôt déclaré qu'il démissionnait de ses fonctions.

Le soutien que Nicolas Dupont-Aignan a apporté ce vendredi soir à Marine Le Pen, passant même avec elle "un accord de gouvernement", en vue du second tour de la présidentielle fait des vagues jusque dans son propre parti. Peu après que l'ex-candidat à la présidentielle a fait l'annonce de son ralliement au journal de 20h de France 2, Dominique Jamet, jusqu'alors vice-président de "Debout la France", a annoncé sa démission sur notre antenne: "Je ne suis pas vice-président de ‘Debout la France’, j’étais vice-président, ce n’est pas tout à fait pareil", a-t-il ainsi commencé. "Je n’approuve pas l’orientation prise par le président-fondateur de ‘Debout la France’", a-t-il expliqué. 

"Beaucoup vont être déçus"

L'ancien journaliste a souligné qu'il doutait que tous les électeurs de Nicolas Dupont-Aignan au premier tour "suivent la direction" prise par Nicolas Dupont-Aignan. Il a poursuivi:

"Ce qui avait amené près de 5% des électeurs à porter leur choix sur le candidat de ‘Debout la France’, c’est tout d’abord l’intégrité de la personne et d’autre part son intransigeance et le refus des magouilles politiciennes, l'humanisme, l'accueil des ‘républicains des deux rives’. Ça faisait l’originalité de 'Debout la France' et ça expliquait que des gens venant des vieux partis venaient à nous. Je pense que beaucoup de gens vont être déçus ce soir". 

Un départ qui n'est pas isolé

Dominique Jamet a précisé sa pensée quant au Front national: "Le Front national n’est pas le parti ‘fasciste’ que l’on dit mais en termes d’humanisme, de garanties de républicanisme, de démocratie et de tolérance, le Front national a encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir être considéré comme un parti comme les autres." Décrivant la nouvelle alliance comme un "couple" qui ne lui "plaît pas", il a indiqué qu'il comptait, pour sa part, voter blanc le 7 mai prochain.

Dominique Jamet n'est pas le seul dirigeant de son mouvement à claquer la porte. Eric Anceau, responsable du "projet pour la France" a annoncé sur Twitter renoncer à toutes ses fonctions au sein de sa famille politique. 

R.V.