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Ségolène Royal, invitée de Jean-Jacques Bourdin ce mardi à 8h35 sur RMC et BFMTV

Ségolène Royal.

Ségolène Royal. - -

Jean-Jacques Bourdin reçoit ce mardi Ségolène Royal, à 8h35 sur RMC et BFMTV. Trop lent, pas assez efficace, décevant... L'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 critique ouvertement la première année à l’Élysée de son ancien compagnon François Hollande.

Jean-Jacques Bourdin reçoit Ségolène Royal ce mardi à 8h35, sur RMC et BFMTV. Dans un entretien au journal Le Monde, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007, critique durement la première année de mandat de François Hollande. « Il aurait fallu aller plus vite », explique-t-elle, estimant que « du temps a été perdu » ? Ce qu'elle attend de son ancien compagnon ? Qu'il « consolide tout ce qu'il a engagé et qu'il accélère sur le reste ».

« Les réformes ne sont pas à la hauteur des enjeux »

Le reste, c’est notamment la question du chômage : « les réformes faites dans le domaine de l'emploi ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il faut impérativement une bataille globale sur l'emploi ». Une insatisfaction partagée par les Français, puisque 73 % d’entre eux estiment que « les choses ne changent pas en France » depuis l'élection de François Hollande, selon le baromètre Clai-Metro-LCI. Actuellement vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), Ségolène Royal a des idées en faveur de l’emploi, notamment dans le domaine du développement durable et de l’écologie, où il y a « un défi à relever, car ce secteur est un formidable levier de croissance ». Ou encore dans le domaine de l’économie sociale et solidaire : « Je pense aux Scop, aux services à la personne, aux formes d’économie alternative dans l’agriculture. Là aussi, il y a un gisement important d’emplois », de surcroît « non délocalisables ». 

Une entrée au gouvernement ?

Candidate malheureuse à la présidence de l’Assemblée nationale, Ségolène Royal se voit-elle au gouvernement, alors qu’un remaniement est dans les cartons de l’Elysée ? L’ouverture semble ténue : ses soutiens ne sont plus légions, et selon un sondage Ifop / JDD du 27 avril, son entrée au gouvernement n’est souhaitée que par 27% des sondés. « Ce n’est pas d’actualité », affirme de toute façon celle qui annonce d'ores et déjà qu'elle sera « candidate à [sa] succession à la tête du conseil régional de Poitou-Charentes aux prochaines élections régionales ». Et comme elle est une farouche opposante au cumul des mandats…

Philippe Gril