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Sarkozy promet la reconnaissance des diplômes protestants

Nicolas Sarkozy a promis la reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur protestants, au même titre que celle déjà accordée aux universités catholiques, à l'occasion d'une visite à l'Institut protestant de théologie

Nicolas Sarkozy a promis la reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur protestants, au même titre que celle déjà accordée aux universités catholiques, à l'occasion d'une visite à l'Institut protestant de théologie - -

PARIS - Nicolas Sarkozy a promis jeudi la reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur protestants, au même...

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis jeudi la reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur protestants, au même titre que celle déjà accordée aux universités catholiques.

Le président de la République inaugurait le Fonds Paul Ricoeur, du nom d'un des grands philosophes français du XXe siècle, dans le cadre de l'Institut protestant de théologie, qui compte deux facultés, l'une à Paris et l'autre à Montpellier.

Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, a rappelé en l'accueillant que la non-reconnaissance des diplômes de ces deux facultés privait notamment leurs étudiants de la possibilité de participer au programme d'échange européen Erasmus.

"Je trouve légitime votre demande de voir reconnaître les diplômes délivrés par l'enseignement supérieur protestant et fixer la liste de leurs équivalences comme cela a été fait pour l'enseignement supérieur catholique", a répondu Nicolas Sarkozy.

Il a annoncé qu'un groupe de travail serait rapidement constitué pour faire des propositions en ce sens au gouvernement.

Il a rendu hommage aux protestants et au protestantisme, dont il a estimé qu'il était "partie intégrante" de l'identité nationale française.

"Ce n'est pas faire injure au principe de laïcité que de reconnaître dans le protestantisme une pensée de liberté et de responsabilité humaines, une éthique forte, rigoureuse, ô combien exigeante, un esprit d'indépendance, une volonté de résistance et, en même temps, une fidélité sans faille à la Nation et à la République", a-t-il déclaré.

Le chef de l'Etat a élargi son propos pour évoquer le rôle des grandes religions, "dépositaires d'une partie essentielle de la sagesse humaine", face à la crise économique actuelle.

"Alors que l'économie et la société redécouvrent dans la crise sans précédent qui secoue le monde un profond besoin d'éthique, alors que le progrès des sciences et des techniques met nos valeurs chaque jour à l'épreuve et que le capitalisme est en quête de morale, le silence des grandes religions serait incompréhensible", a-t-il déclaré.

Il a en revanche estimé que ces mêmes religions n'apporteraient rien en se dressant contre la science et contre l'économie.

Emmanuel Jarry, édité par Laure Bretton