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Sarkozy promet d'abroger la réforme des rythmes scolaires

Nicolas Sarkozy, lors de son meeting à Mulhouse, le 19 novembre 2014.

Nicolas Sarkozy, lors de son meeting à Mulhouse, le 19 novembre 2014. - Sébastien Bozon - AFP

Lors de son meeting au Palais des Sports de Mulhouse, en Alsace, l'ex-président de la République Nicolas Sarkozy s'est également attaqué à la carte de la réforme territoriale, actuellement débattue par le Parlement. Aucune mention, en revanche, n'a été faite sur le Mariage pour tous.

"Abroger". Décidément, le mot revient régulièrement dans la bouche de Nicolas Sarkozy. Après avoir proposé d'abroger la loi sur le Mariage pour tous dimanche devant l'association "Sens commun" s'il revenait à l'Elysée en 2017, l'ancien chef de l'Etat a souhaité ce mercredi soir, lors de son meeting au Palais des Sports de Mulhouse en Alsace, abroger la réforme des rythmes scolaires.

Quant à la carte de la réforme territoriale, actuellement débattue à l'Assemblée nationale, l'ex-président de la République a promis qu'il allait la "défaire".

"L’école, c’est pas pour faire de la poterie."

Dans le détail, l’ancien Président souhaite donc abroger la réforme des rythmes scolaires s'il était réélu à la tête de l’Etat en 2017.

"L'école, c'est pour apprendre à lire, à écrire, à compter, pas pour faire de la poterie (...) La mission première, ce n'est pas pour qu'ils aillent en périscolaire mais qu'ils aillent à l'école", a-t-il déclaré devant près de 2.400 militants et sympathisantes UMP, parmi lesquels se trouvait l'eurodeputée Nadine Morano.

Défaire la carte de la réforme territoriale

Dans la même veine, le candidat à la présidence de l'UMP a promis, si son parti revient un jour au pouvoir, de "défaire" la carte de la réforme territoriale, actuellement âprement débattue au Parlement. Une annonce pour le mois opportune, alors que le mariage de l'Alsace avec les régions Lorraine et Champagne-Ardenne est prévue. Et qui a tendance à ne passer, sur le terrain.

 "Je conteste la carte de la réforme territoriale alors que de toutes les régions de France, l'Alsace est la région la plus ouverte au coeur de l'Europe", a-t-il lancé à l'adresse des militants alsaciens.

La fermeture de Fessenheim? Un "non-sens"

A propos de la question de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, promise par François Hollande, Nicolas Sarkozy a répété, comme il l’avait fait au cours de sa campagne de 2012, qu'il s'agissait d'un "non-sens (...) dans un pays comme le nôtre".

"Rétablir l’autorité" à l’UMP

A dix jours du scrutin pour la présidence de l'UMP, le 29 novembre, le candidat Sarkozy, a également promis de rétablir "l'autorité" au sein de sa famille politique.

 "Si je suis élu à la tête de l'UMP, il n'y aura plus de courants, plus de chapelles. Il y aura un mouvement dont l'obsession sera le redressement politique de la France", a déclaré l'ancien chef de l'Etat, avant de poursuivre: "si je suis élu, la primaire ne s'engagera pas trois ans avant l'échéance. Notre famille renouera avec l'autorité."

Aucune mention du Mariage pour tous

Je veux une grande famille (...) J'ai besoin de votre vote, j'ai besoin de votre mobilisation", a encore clamé l'ex-Président. Qui s'est toutefois bien gardé d'évoquer le Mariage pour tous, quatre jours après avoir annoncé son attention d'abroger la loi Taubira, quelque peu chahuté par la foule de Sens commun. Une déclaration qui a provoqué un véritable tollé, jusque dans son propre camp.

Jérémy Maccaud, avec AFP