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Sarkozy demande au gouvernement une "solidarité sans faille"

Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à son nouveau gouvernement une "solidarité sans faille" au service de la mise en oeuvre des réformes qu'il entend mener à bien d'ici la fin de son quinquennat, en 2012. /Photo prise le 17 novembre 2010/REUTERS/Philippe W

Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à son nouveau gouvernement une "solidarité sans faille" au service de la mise en oeuvre des réformes qu'il entend mener à bien d'ici la fin de son quinquennat, en 2012. /Photo prise le 17 novembre 2010/REUTERS/Philippe W - -

par Emmanuel Jarry et Yann le Guernigou PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à son nouveau gouvernement une "solidarité sans...

par Emmanuel Jarry et Yann le Guernigou

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à son nouveau gouvernement une "solidarité sans faille" au service de la mise en oeuvre des réformes qu'il entend mener à bien d'ici la fin de son quinquennat, en 2012.

Selon le nouveau porte-parole du gouvernement, le chef de l'Etat a tiré "un certain nombre d'enseignements" des couacs qui ont émaillé les trois premières années de son mandat.

"La volonté d'avoir une solidarité gouvernementale sans faille, l'idée 'd'un pour tous et tous pour un', c'est un peu ça la feuille de route politique", a dit François Baroin après le premier conseil des ministres de la nouvelle équipe, au lendemain de l'interview télévisée de Nicolas Sarkozy.

"La tonalité générale était très clairement une exigence de solidarité absolue et de travail en équipe", a renchéri Eric Besson, qui a troqué son portefeuille de l'Immigration et de l'Identité nationale pour celui de l'Industrie. "Le président l'a dit avec fermeté et détermination."

La plupart des membres du précédent gouvernement qui s'étaient distingués par des prises de position dissonantes, dont les secrétaires d'Etat Rama Yade et Fadela Amara, ont été éconduits par François Fillon et Nicolas Sarkozy.

Le nouveau numéro deux du gouvernement, et son membre le plus expérimenté, Alain Juppé, a respecté la consigne. "C'est une règle, je ne fais pas de déclaration à l'issue du conseil des ministres", a prévenu le nouveau ministre de la Défense, très sollicité par les journalistes venus en nombre.

ÉMOTION PALPABLE

Selon François Baroin, Nicolas Sarkozy a souhaité la bienvenue aux neuf nouveaux venus et salué "avec émotion et partage de souvenirs" le retour du maire de Bordeaux.

Il a rappelé les priorités de la fin de son quinquennat - le chantier de la dépendance, la réforme de la fiscalité du patrimoine et la réussite de la présidence française du G20 - "le tout dans une logique de poursuite des efforts en matière de réduction de nos déficits publics".

Interrogé sur les rapports entre le chef de l'Etat et son Premier ministre François Fillon, dont la position semble renforcée après sa reconduction à Matignon, le porte-parole a dit ne pas avoir noté de changement.

"Pour avoir été présent les huit derniers mois au gouvernement précédent, je n'ai pas senti l'évolution dans un sens ou dans l'autre", a-t-il déclaré. "Il y a une complicité naturelle dans un pacte de confiance".

Présent au gouvernement depuis 2007, Eric Besson a dit avoir eu le sentiment de faire figure d'ancien "en regardant l'émotion palpable des nouveaux venus".

Le ministre de la Ville Maurice Leroy, un des trois centristes du gouvernement, avouait de fait à la sortie de son premier conseil qu'il avait été "très ému".

La secrétaire d'Etat aux Solidarités et à la Cohésion sociale, Marie-Anne Montchamp, s'est pour sa part défendue d'avoir trahi son mentor, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, en acceptant de rejoindre l'équipe Fillon.

"Tout ce qui fait le fondement de ce gaullisme social qui est le mien, et que nous partageons avec Dominique, eh bien c'est le même qu'aujourd'hui je mets au service des Français", a-t-elle indiqué.

édité par Yves Clarisse