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Sanofi: Véran estime que la question actuelle est "qui va trouver un vaccin en premier"

Olivier Véran lors d'une conférence de presse sur le coronavirus, le 30 mars 2020

Olivier Véran lors d'une conférence de presse sur le coronavirus, le 30 mars 2020 - GEOFFROY VAN DER HASSELT / POOL / AFP

Le ministre de la Santé réagissait aux propos du dirigeant de Sanofi, qui a indiqué mercredi soir que si un vaccin contre le coronavirus était découvert par le laboratoire français, les Etats-Unis pourraient en avoir la primeur.

Les Etats-Unis bénéficieront-ils en premier d'un vaccin contre le coronavirus si le laboratoire français Sanofi en trouve un? C'est ce qu'a sous-entendu le directeur général du laboratoire Paul Hudson mercredi soir, dans un entretien à l'agence Bloomberg, en étayant sa position par le fait que les autorités américaines ont investi dans cette recherche.

"Quand j'ai lu ça, j'ai pris mon téléphone, il était tard, il devait être 11 heures du soir, et j'ai appelé le PDG de Sanofi France pour avoir des explications, a réagi ce jeudi en fin de matinée Olivier Véran. Il m'a dit que cela ne reflétait pas du tout la politique de son laboratoire et qu'il avait communiqué, ce qu'il a d'ailleurs fait, pour bien expliquer que toutes les populations qui doivent bénéficier du vaccin bénéficieront du vaccin."

Pour le ministre de la Santé, "la question aujourd’hui elle n'est pas qui va bénéficier en premier d'un vaccin mais qui va trouver en premier un vaccin".

"Je peux vous garantir qu'une fois qu'on aura un vaccin qui existera, on fera tout ce qu'il faut pour que les Français en bénéficient, les Européens et par solidarité que l'ensemble de la planète puisse en bénéficier", a-t-il ajouté.

Rétropédalage de Sanofi

Invité de BFMTV ce jeudi matin, le président de Sanofi France Olivier Bogillot avait atténué l'annonce initiale en indiquant que "l'objectif, c'est que le vaccin soit disponible à la fois aux USA en France et en Europe de la même manière".

Avant cela, la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher avait déclaré qu'il "serait inacceptable qu'il y ait un accès privilégié de tel ou tel pays sous (...) un prétexte pécunier".

Clarisse Martin