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Royal écartée du gouvernement Philippe "au dernier moment"

Ségolène Royal

Ségolène Royal - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Ségolène Royal, d'abord fâchée d'avoir été prévenue de son éviction au dernier moment par Emmanuel Macron, se dit désormais prête à travailler avec le gouvernement.

La pilule est passée: Ségolène Royal, ancienne ministre de l'Environnement remplacée par Nicolas Hulot, semble avoir pardonné à Emmanuel Macron de ne pas l'avoir reconduite dans ses fonctions.

"Je connais ça. Dans les gouvernements, il y a toujours des ajustements de dernière minute. Donc j’ai été la variable d’ajustement. Ce n’était pas très agréable, mais enfin je comprends. J’ai de l’expérience, donc je comprends aussi les contraintes gouvernementales", déclare-t-elle ce mardi sur notre antenne, avec encore une pointe d'amertume.

"J'ai été la variable d'ajustement"

À l'annonce de la composition du nouveau gouvernement, la socialiste n'avait pas fait mystère de sa déception: "Bien évidemment, je ne vous cacherais pas mon grand regret, ma peine même, de quitter ce ministère. J'ai beaucoup donné pendant trois ans mais en même temps avec le sentiment du devoir accompli."

"J'aurais bien voulu, bien sûr, continuer cette tâche, ici ou dans un autre ministère. J'ai eu le président de la République au téléphone, Emmanuel Macron, qui m'a appelée et qui m'a expliqué que compte tenu des équilibres politiques, ça n'était pas possible."

Se confiant à Paris Match, l'ancienne présidente de la région Poitou-Charentes, consciente "qu'il n'existait aucun droit acquis pour ce genre de poste", avait cependant reproché à Emmanuel Macron son manque de déférence. Le nouveau président de la République ne l'avait avertie qu'au dernier moment. 

"Je lui avais pourtant demandé de me prévenir si je ne restais pas au gouvernement, regrettait-elle. Que je puisse alerter mes proches. C'est suffisamment dur. Il ne l'a fait qu'au dernier moment…"

Prête à travailler avec le gouvernement

Le candidat Macron, soutenu par Ségolène Royal, avait cependant averti: en raison de son exigence de renouvellement, elle "n'aurait pas vocation à avoir des responsabilités" dans son gouvernement. 

À l'en croire, Ségolène Royal est aujourd'hui passée outre cette déconvenue. "Quand Emmanuel Macron m’a appelée, il m’a dit qu’il comptait sur moi pour continuer le combat climatique. (...) Je mettrai mes compétences au service du combat climatique et au service de ce gouvernement", promet-elle. 
Louis Nadau