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Retraites: Mélenchon propose une motion de censure contre le gouvernement, le PS dit non

La proposition a été refusée par les socialistes du Palais Bourbon, qui évoquent un mauvais timing.

Lors d'un point presse organisé ce mercredi après-midi dans les couloirs de l'Assemblée nationale, l'homme fort de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé proposer à la gauche une motion de censure contre le gouvernement.

"Les insoumis ont l'intention de proposer à leurs camarades du parti communiste et du groupe des socialistes de déposer ensemble une motion de censure" et ainsi engager "la responsabilité du Premier ministre", a-t-il déclaré. 

Quelques minutes plus tard, le Parti socialiste a refusé de signer cette motion, ont indiqué auprès de BFMTV plusieurs sources parlementaires du parti de gauche. "Le faire aujourd’hui ne servirait qu’à souder la majorité parlementaire alors même que le doute existe pour une part d’entre eux", estiment-ils. 

La décision a été critiquée par le débuté LFI Adrien Quatennens qui, sur Twitter, a ironiquement salué la "cohérence" de Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

"Issue politique positive et pacifique"

Dans un communiqué publié plus tard dans l'après-midi, Jean-Luc Mélenchon estime que la réforme du gouvernement se heurte à "un rejet massif de la population" qui n'est pas "dupe." 

"Les rumeurs d’un recours au 49.3, l’utilisation des ordonnances et la mise en place d’une conférence de financement a posteriori du débat à l’Assemblée nationale laissent craindre qu’après avoir ignoré l’avis du peuple français, Emmanuel Macron et son gouvernement pensent pouvoir se passer aussi de l’avis des parlementaires", peut-on également lire.

Le dépôt de la motion de censure est également justifié par "le recours à la violence sans retenue contre les manifestants, les mesures d’intimidation, les gardes à vue sans objet, l’injustice de la répression judiciaire pour éteindre les revendications." "Notre responsabilité est de proposer une issue politique positive et pacifique à cette crise", conclue-t-il. 
Hugo Septier avec AFP