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Retour à l'école: l'Élysée ne veut "brusquer personne"

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - AFP

Emmanuel Macron devrait, ce mardi, rendre visite à une école de la ville de Poissy.

Les maires de France sont inquiets. Ce dimanche, 316 édiles d'Île-de-France ont, dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, fait part de leurs préoccupations quant au déconfinement du 11 mai prochain, en particulier en ce qui concerne la réouverture des écoles, que ces derniers demandent à repousser. 

"Cas par cas" 

En début de soirée, l'Elysée a tenu à rassurer les élus, assurant que ces inquiétudes avaient été "anticipées" et qu'il n'y avait "pas d'inquiétudes particulières", a appris BFMTV. 

"On va regarder au cas par cas , avec les préfets, avec les maires... Nous ne voulons brusquer personne", souligne-t-on encore du côté du palais présidentiel. 

De fait, l'Élysée assure encore qu'il "n'y a pas de vent de panique" à quelques jours du déconfinement.

Macron en déplacement dans une école de Poissy

Avant de reculer, Emmanuel Macron va essayer de convaincre les maires. Le président de la République va se rendre mardi dans une école de Poissy (Yvelines). La commune a, en effet, choisi de rouvrir ses écoles la semaine prochaine.

Le maire, un soutien du chef de l'Etat, est convaincu qu'un retour peut se faire en respectant le protocole sanitaire, comme il l'a expérimenté avec les enfants de soignants. "On a été pendant des années les grands oubliés de la République. Aujourd’hui qu’on est en première ligne, il faut aller au combat", a-t-il expliqué ce lundi matin sur BFMTV.

Il n'est pas question de contraindre les maires à rouvrir les écoles mais de tout faire pour les convaincre. "Pas de panique, il s'agit d'une situation qu'on avait anticipé", a assuré à BFMTV l'un des plus proches conseillers d'Emmanuel Macron, avant d'ajouter "gard[er] le cap et gard[er] le moral". 

"Souplesse locale"

Dans une interview accordée vendredi au Figaro, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, avait assuré que "la majorité des écoles" rouvriront à partir du 11 mai." Toutefois, ce dernier avait tenu à également se montrer rassurant. 

"On a prévu beaucoup de souplesse locale pour que chaque école puisse régler son flux d'élèves en fonction des réalités locales", avait-il assuré.

Depuis cette annonce de la reprise des cours dans les écoles primaires, le gouvernement est pris pour cible par de nombreuses critiques. Dimanche, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, avait évoqué "une idée déraisonnable." 

Hugo Septier