BFMTV

Réforme des retraites: plus d'un Français sur deux opposé à la poursuite de la grève à Noël

Affluence à la gare de Lyon, le 12 décembre 2019

Affluence à la gare de Lyon, le 12 décembre 2019 - Bertrand GUAY / AFP

Selon un sondage de l'Ifop publié par Le Figaro, 41% des Français anticipent une gêne importante pour eux ou leur famille si les blocages devaient se poursuivre durant les fêtes de fin d'année.

Si une majorité de Français soutient toujours le mouvement contre la future réforme des retraites, ils sont 55% à considérer qu'une poursuite de la grève pendant la période des fêtes de Noël "ne serait pas acceptable", selon un sondage Ifop pour Le Figaro et publié ce dimanche. Ils sont 37% à juger cette perspective "légitime parce que l'importance de l'enjeu justifie la poursuite de la grève".

"Si les grèves devaient se poursuivre dans les jours et les semaines qui viennent", 46% des personnes interrogées imputent la responsabilité des blocages, notamment dans les transports, au gouvernement contre 35% aux syndicats.

Pas de trêve à Noël?

Près de 15 jours après la première journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de manifestation mardi. Les principaux leaders syndicaux appellent toujours à un retrait pur et simple du texte proposé par le gouvernement et ne se prononcent pas en faveur d'une trêve pendant les fêtes de fin d'année. 

"Soit le gouvernement retire son texte et on discute soit les grévistes décideront de ce qu’ils auront à faire", a ainsi déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur notre antenne dimanche.

"La République ne peut pas subir de chantage"

De son côté, l'exécutif invite les partenaires sociaux à la responsabilité. "Noël, c’est un moment important. Et il faudra que chacun prenne ses responsabilités. Je ne crois pas que les Français accepteraient que certains puissent les priver de ce moment", a affirmé ce dimanche Édouard Philippe, dans les colonnes du Parisien.

Invité sur BFMTV, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a quant à lui estimé qu'il existait "un droit à manifester", et non pas "un droit au blocage du pays". "La République ne peut pas subir de chantage", a ajouté le ministre qui considère qu'on ne peut pas "empêcher les gens de vivre correctement".

Mélanie Rostagnat