BFMTV
Politique

Réforme de la SNCF: Besancenot appelle à un front commun de "Hamon à Mélenchon"

Olivier Besancenot sur le plateau de BFMTV et RMC.

Olivier Besancenot sur le plateau de BFMTV et RMC. - Capture BFMTV

Le porte-parole du mouvement anti-capitaliste, NPA, a appelé à un grand rassemblement à gauche allant de Benoît Hamon à Lutte ouvrière ou le Parti communiste. L'enjeu est de s'opposer aux réformes menées par le gouvernement et notamment celle sur le ferroviaire.

"Personne a lui seul ne peut incarner l’opposition sociale et politique à la gauche du gouvernement Macron." L'appel est lancé ce vendredi matin par Olivier Besancenot. Le porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) a interpellé Jean-Luc Mélenchon pour mener un front commun contre les réformes menées par l'exécutif et notamment celle lancée sur le ferroviaire. Avec pour première démonstration de force la manifestation du 22 mars.

"On est en train de vivre une séquence sociale et politique extrêmement importante imposée par le gouvernement, notamment autour de la bataille des services publics, détaille sur BFMTV et RMC Olivier Besancenot. On aura besoin de tous se rassembler (...) On a besoin de tous et toutes."

De Benoît Hamon à LO

Ce grand rassemblement de la gauche doit passer, pour le porte-parole du NPA, "de Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon, à Pierre Laurent, à Nathalie Arthaud". "Ça serait incompréhensible que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas dans le coup", poursuit-il, alors que le NPA a d'ores et déjà entamé des négociations avec l'ancien socialiste, Benoît Hamon ou Lutte Ouvrière. Il en appelle à l'unité plutôt qu'au projet personnel.

"On a tous le droit d’avoir des ambitions politiques mais on ne peut pas déconnecter les rapports de force actuels des perspectives politiques futures", insiste Olivier Besancenot.

Le rassemblement du 22 mars, et ceux qui pourraient succéder, va porter sur la bataille contre la réforme de la SNCF, et notamment la suppression du régime des cheminots, et le recours aux ordonnances annoncées par Edouard Philippe. "Concrètement si on perd sur la bataille ferroviaire, d’un point de vue politique, ce serait mauvais, prévient le porte-parole du NPA. Il y aura quand même un avant et un après."

Voyant en cette réforme du ferroviaire "un calcul politique du gouvernement", Olivier Besancenot estime que les organisations syndicales arriveront à trouver un accord pour faire front commun. Et rappelle, comme samedi sur le plateau de l'émission On est pas couché, qu'"on est tous le cheminot de quelqu'un". "On a tous des acquis sociaux dont certains ne bénéficient pas, c’est humain, consent-il. On est toujours le privilégié de quelqu’un d’autre (...). Mais on est tous en train de se faire bouffer à la même sauce."

J.C.