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Darmanin au rassemblement des policiers: "il n’avait franchement que le choix d’y être"

Gerald Darmanin, le ministre de l'Intérieur.

Gerald Darmanin, le ministre de l'Intérieur. - Martin Bureau - AFP

Selon nos informations, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a eu l'aval d'Emmanuel Macron pour pouvoir se rendre à la manifestation des policiers organisée devant l'Assemblée mercredi.

Au lendemain de sa présence très critiquée à la manifestation des policiers à Paris, l'entourage de Gérald Darmanin estime que cette décision politique était la bonne, et précise que le ministre de l'Intérieur avait a minima l'aval d'Emmanuel Macron pour s'y rendre.

"On a bien fait d’être présents" à cet événement, confie à BFMTV un conseiller de l'exécutif, car d"’Hidalgo à Le Pen, tout le monde était présent". "En tant que premier flic de France, Gérald Darmanin devait donc nous représenter", poursuit cette source.

Une décision saluée par son entourage

Dans l'entourage du ministre, on estime également que "Gérald Darmanin a eu raison de venir soutenir les policiers". "Il a toujours été très clair dans ses discours, et soutenir le rassemblement d’hier (mercredi) ne veut pas dire cautionner toutes les revendications", confie cette même source à BFMTV. 

Pourtant dans l'opposition, beaucoup ont reproché au ministre de l'Intérieur sa présence. "M. Darmanin n'a pas compris que cette manifestation avait pour vocation de mettre en cause la politique de son gouvernement", a réagi Marine Le Pen ce mercredi. La veille, Jean-Luc Mélenchon avait quant à lui dénoncé une manifestation "à caractère factieux".

Il n'avait "franchement pas le choix que d'y être"

Un député de la majorité présidentielle confie, en coulisses, que le ministre de l'Intérieur n'avait "franchement pas le choix que d'y être". L'élu reconnnaît que "l’agenda est dicté par l’extrême droite et que LaREM et le gouvernement doivent se positionner en fonction". Et d'ajouter: "la campagne pour la présidentielle de 2022 ne fait que commencer, et on a chaque jour la preuve qu’elle s’annonce bien sale".

Devant l'Assemblée nationale à Paris mercredi, Gérald Darmanin s'est difficilement frayé un chemin dans une foule compacte. La manifestation s'est déroulée sans heurts, aux sons des klaxons et des sifflets, accessoires habituels des policiers en manifestation. Certains ont pris des selfies avec lui, tandis que d'autres l'ont interpellé pour lui demander de l'"aide".

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, absent du rassemblement, a été pris pour cible par les syndicats, qui réclament une réponse pénale plus forte, et notamment que des "peines minimales" (aussi appelées peines planchers) soient infligées aux agresseurs de policiers.

Agathe Lambret et Jeanne Bulant