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Raffarin qualifie le livre sur François Hollande de "bavardage désespérant"

Le sénateur Les Républicains déplore les confidences faites par François Hollande à deux journalistes, dont le livre sort ce jeudi.

Le jour de la parution du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça, contenant des confidences de François Hollande, Jean-Pierre Raffarin ne cache pas sa surprise: "Pour moi cela a quelque chose de tragique, comme s'il courait après la conservation de son pouvoir, c'est inintelligent", explique-t-il sur BFMTV et RMC jeudi matin. "C'est un bavardage désespéré, et désespérant. Où est la fonction présidentielle, où est sa pudeur, son intimité?", ajoute le sénateur LR.

Et si ce livre doit être une façon de promouvoir son action, Jean-Pierre Raffarin qualifie cela de "façon folle de faire la promotion de son action, car ce qui est retenu de l'opinion, ce ne sont que les petites phrases."

Marine Le Pen également "affligée"

Les "confidences" de François Hollande recueillies par les deux journalistes ont fait grand bruit lors de leur parution dans la presse mercredi. Le chef de l'Etat y évoque sa vie privée et notamment les femmes qui l'entourent, et tire à boulets rouges sur ses adversaires politiques. Ses confidences sont le fruit de 61 rencontres privées, à l'Elysée ou aux domiciles des auteurs.

Jean-Pierre Raffarin n'est pas le seul responsable politique à réagir. Mercredi, Marine Le Pen s'est dite "affligée" par ces confidences du chef de l'Etat. "Quand travaille-t-il?", s'est-elle demandé. Pour elle, "François Hollande s'intéresse peu au pays qu'il dirige et au peuple qui lui a confié un mandat. Il s'intéresse à lui, il se juge, se jauge, se note... Il est observateur de lui-même, ce n'est pas ce dont la France a besoin". 

Plusieurs députés, y compris du PS, ont également fait part de leur désapprobation. "Ce qu'on attend des hommes politiques ce n'est pas cela, c'est le travail, les lois et l'engagement", a ainsi dit Patrick Mennucci sur BFMTV. Même refrain chez le frondeur Christian Paul: "Je pense que c'est une pathologie de la démocratie d'avoir passé autant de temps au détriment de l'essentiel de la fonction. Je pense qu'un président de la République doit communiquer. Il doit expliquer pour faire de la pédagogie des réformes. Mais là, ce n'est pas de cela dont il s'agit", a-t-il déploré. 

A. K.