BFMTV

Quand Castaner militait contre la défiscalisation des heures supplémentaires

Christophe Castaner

Christophe Castaner - ludovic MARIN / AFP

Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, a bien sûr approuvé l'allocution du président de la République lundi soir. Celui-ci a notamment annoncé le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires. Une mesure que Christophe Castaner vouait aux gémonies lorsqu'il était encore député PS.

Il faut croire que les temps, les fonctions et les hommes changent. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, approuve une mesure que, député PS élu dans les Alpes-de-Haute-Provence, il considérait comme hautement néfaste: la défiscalisation des heures supplémentaires. 

"Le président a entendu la colère" 

Cette dernière est l'une des quatre dispositions phares contenues dans l'allocution qu'Emmanuel Macron a enregistrée lundi soir pour tenter d'apaiser la colère des Français, illustrée par le mouvement des gilets jaunes. Christophe Castaner a bien sûr applaudi l'initiative présidentielle. "Le Président a entendu la colère. Sa réponse est claire et forte. A présent, la violence doit cesser et le calme revenir. Place à la paix civile et au dialogue républicain pour bâtir ensemble notre avenir", a-t-il écrit sur Twitter dans la foulée.

Une contradiction à plusieurs années d'intervalle 

Pourtant, quelques années en arrière, en septembre 2013, le parlementaire Christophe Castaner pensait peu de bien de ladite défiscalisation, voulue initialement par Nicolas Sarkozy, et approuvait largement le choix de François Hollande de la supprimer. "La défiscalisation des heures sup, c'est quatre milliards de coût et 100.000 emplois perdus. Ne l'oublions pas!" déclarait-il d'abord. 

Et rebelote en octobre 2014, quand il continuait souligner l'effort pour le contribuable. "La défiscalisation des heures sup = 4.5Md€ payés par le contribuable et le passage de 35 à 40h ce sont 5h par semaine pas payées!" disait-il encore sur Twitter.

Robin Verner