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Professeur tué: Mélenchon s'étonne qu'on ait "accueilli des Tchétchènes qui sont les partisans d'une guerre civile"

Le leader de la France insoumise a appelé à "s'interroger ce qu'il se passe avec les Tchétchènes en France", rappelant des incidents impliquant cette communauté en juin dernier à Dijon.

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé ce dimanche depuis la place de la République à Paris, où il est venu, accompagné d'autres députés insoumis, afin de rendre hommage à Samuel Paty, l'enseignant tué décapité à Conflans-Sainte-Honorine vendredi. Ce dernier, s'interrogeant sur comment un tel acte a pu se produire, avant déplorer que la France ait accueilli "des Tchétchènes partisans d'une guerre civile".

"On a affaire à des fous et à des assassins, qui pratiquent des actes de terrorisme islamistes, qui salissent leur religion et nous pourrissent la vie", a dénoncé dans un premier temps Jean-Luc Mélenchon.

"Je pense que la seule question à se poser est de savoir si on est capable de les réprimer", a-t-il poursuivi. Et de s'exclamer: "Ces assassins ont pu faire ce qu'ils voulaient pendant une semaine entière, en menaçant l'enseignant et en exerçant des pressions de toutes sortes."

"Il faut interroger ce qu'il se passe avec les Tchétchènes"

Dans un second temps, celui qui sera probablement candidat pour la troisième fois à la présidentielle en 2022, a estimé qu'"il faut interroger ce qu'il se passe avec les Tchétchènes en France", déplorant qu'on "ait accueilli des Tchétchènes qui étaient partisans d'une guerre civile, sur fond de religion."

"C'est la deuxième fois qu'on a affaire à des individus liés à cette communauté", a-t-il rappelé, faisant référence à des affrontements entre les membres de cette communauté et des habitants d'un quartier de Dijon, en juin dernier. Entre 100 et 200 Tchétchènes étaient venus de la ville et d’ailleurs, armés de barres de fer, de couteaux, pour venger l’agression d’un des leurs, un adolescent de 16 ans, passé à tabac par des jeunes du quartier des Grésilles.

"La dernière fois, ils étaient partis à 150 pour terroriser toute une ville. Là c'est un qui décapite un enseignant. Il faut s'interroger sur ce qu'ils font", a conclu Jean-Luc Mélenchon.
Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV