BFMTV

Présidentielle: Mélenchon assure se "sentir une utilité nouvelle" avec la crise du coronavirus

Interrogé sur une possible candidature à l'élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon dit être "monté dans un train dont il n'arrive plus à descendre".

Le chef de file de La France insoumise ne ferme pas la porte à une éventuelle candidature en 2022, après celles de 2012 et 2017. Bien au contraire. Sans se déclarer, il a laisse entendre qu'il a une décision à prendre et que les récents événements politiques lui font ressentir une "utilité nouvelle". 

Interrogé sur notre antenne à ce propos, ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon a répondu: "Je sais que j'ai une décision à prendre, ça me coûte assez, je dois être un des rares personnages de ce pays qui est monté dans un train dont il n'arrive plus à descendre". "Je suis comme vous, je n'avais pas prévu le Covid-19 et la catastrophe (économique et sociale) à venir, je me sentais plutôt dans le rôle d'un homme qui prépare la suite", a-t-il expliqué. 

"J'ai pris des coups très rudes, mon image a été abimée par les violences que j'ai subies", a-t-il poursuivi en référence à sa réaction de colère très médiatisée à la perquisition du siège de LFI en octobre 2018. "Maintenant je me dis que je me sens une utilité nouvelle du fait de l'expérience que j'ai accumulée et que les événements ne me font pas peur", a ajouté le président du groupe des députés insoumis.

"Si vous saviez, les candidatures à la présidentielle sont une croix à porter, ne croyez pas que ce soit une promenade de santé", a-t-il expliqué. "C'est épuisant, vous prenez des coups de tous les côtés, et la prochaine il y a de grandes chances que ce soit un égoût. Quand on voit comme la précédente s'est passée, je redoute la suite".

Ruffin prépare la relève

Questionné sur le député François Ruffin, qui a dit récemment qu'il pourrait se présenter si le "drapeau" de la gauche sociale et écologiste était "à terre", Jean-Luc Mélenchon a répété qu'il faisait partie des "amis" qu'il préparait à prendre sa succession, ne se croyant pas "immortel". "J'ai la plus grande estime pour lui en particulier en sa qualité d'auteur de documentaires", a-t-il ajouté à propos de celui qui se proclame "député-reporter" et au sujet duquel il a régulièrement été écrit que l'entente avec Jean-Luc Mélenchon n'était pas toujours rose. 

C. S. avec AFP